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Bulletin 83/2014

Inhalt

 

Vorwort

Liebe Leserinnen, liebe Leser

Der Leitartikel dieses Bulletins ist der 10. Muse gewidmet. Herr Prof. David Bouvier nimmt als Ausgangspunkt seines Artikels die sensationelle Entdeckung zweier neuer Gedichte von Sappho. In der Kontroverse um die Signaturen Vergils lesen wir in dieser Ausgabe die Antwort von Herrn C. Castelletti an Herrn B. W. Häuptli.
Die diesjährige Weiterbildung findet in Basel statt. Das Programm und die Anmeldung sind diesem Bulletin zu entnehmen.

Schliessen möchte ich dieses Vorwort mit dem Hinweis auf den Bericht von Herrn B. Löschhorn. In seinem Bericht über die 50. Ferientagung für Altphilologen in München sind die aktuellen Zahlen der Latein– und Griechischschülerinnen in Bayern aufgelistet. Wenn wir diese Zahlen und Bemerkungen lesen, müssen wir unwillkürlich an die schwierige Situation der Alten Sprachen in der Schweiz denken. Die Meldung von der Abschaffung des Schwerpunktfaches Griechisch im Kanton Bern ist uns allen bestimmt noch in trauriger Erinnerung. Im Gespräch mit Leuten, die einmal in ihrer Ausbildungszeit Lateinunterricht gehabt haben, höre ich immer wieder, wie wertvoll dieser Lehrgang für sie war. Dadurch hätten sie eine wertvolle und umfassende Grundlage für das Erlernen von Sprachen erhalten – auch der Muttersprache. Es bleibt nur zu hoffen, dass solche Stimmen in Zukunkt wieder mehr Gehör finden!

Auf eine anregende Lektüre!

Petra Haldemann
 

Thematischer Artikel

Sappho toujours à découvrir et à réinventer

C'est une momie silencieuse qui vient de rendre la voix à Sappho. La scène est à Oxford. Un collectionneur anonyme a présenté au Professeur Dirk Obbink un papyrus contenant une trentaine de lignes et provenant d'un cartonnage de momie, très bien conservé, de 20 cm sur 10, du début du IIIe siècle ap. J.-C. La disposition des lignes en strophes, le dialecte, la forme métrique, tout renvoie à la poésie de Sappho. Mieux encore, et presque trop beau pour être vrai, dans le premier fragment, deux noms propres lèvent le doute: ceux de Charaxos et de Larichos connus, dès Hérodote pour le premier (II 135), comme les frères de la poétesse. D. Obbink, c'est son privilège, peut donner des titres aux deux poèmes : pour le premier : le «poème des frères»; et, pour le second plus fragmentaire interpellant la divinité de l'amour : le «poème de Cypris». Découvrir 7 nouvelles strophes sapphiques entières (ou presque) de Sappho alors qu'on en possède si peu, 22 seulement présentant une bonne qualité de conservation, est un fait exceptionnel : l'occasion unique bien sûr justifier l'existence, parfois mise en question, des hellénistes, mais aussi de vérifier comment le monde moderne peut s'intéresser à une poésie dont le prestige est plus symbolique que la connaissance effective. Le papyrologue anglais peut se mettre au travail et préparer une première édition des deux fragments inédits, à paraître, comme il se doit, dans la Zeitschrift für Papyrologie und Epigraphik.

Mais voilà que bientôt circule, sur le web, une version provisoire de l'article auquel D. Obbink travaille, avec la transcription des fragments des deux poèmes et un début de commentaire philologique. Fuite volontaire ou non, D. Obbink ne se plaint pas, ni ne revendique rien, victime consentante des nouvelles technologies de l'information. Fin janvier 2014, la découverte est alors livrée au grand public et fait le tour de monde. Dans leurs versions papiers ou "on line", les quotidiens britanniques donnent le ton de l'enthousiasme: «Plus excitant qu'un nouvel album de David Bowie», d'après The Telegraph du 30 janvier ; «A spectacular literary discovery» pour James Romm dans The Daily Beast du 28 janvier. Et c'est vrai! Même si les découvertes de bribes de Sappho ne sont pas rares, même si en 2004 on repérait des nouveaux vers permettant de compléter le poème de Tithon, la nouvelle découverte est d'un autre ordre puisqu'elle offre des strophes inédites entières, cinq faciles à lire pour le premier fragment; deux pour le second. On possède si peu de l'œuvre de Sappho. Des centaines de poèmes qui constituaient son œuvre à la bibliothèque d'Alexandrie, une seule ode nous est parvenue intégralement, l'ode à Aphrodite (avec 7 strophes). Imaginons, si l'on veut ouvrir une comparaison relative, ce que pourrait apporter aux études homériques la découverte de cinq ou six chants suivis d'une nouvelle épopée d'Homère. Nul doute que les études sur Sappho vont connaître un nouvel essor et que l'on va assister à l'émergence d'une nouvelle conception de sa poésie et de sa personne.

Mais il ne suffit pas de signaler l'ampleur de cette nouveauté, il importe aussi d'observer la conjonction de la découverte elle-même avec une autre révolution qui est en train de se jouer : celle des nouvelles technologies de communication. Non seulement, on vient de découvrir un nouveau morceau de la poésie de Sappho, mais cette découverte est aujourd'hui indissociable, tant au niveau de sa diffusion que de sa présentation, d'une nouvelle technologie qui est, elle aussi, en train de changer en profondeur notre rapport à la philologie et à la culture littéraire.

Entre humanités numériques et papyri antiques inédits, Sappho est soudain comme la métaphore d'une Grèce ancienne que l'on n'a jamais fini de découvrir entièrement et qui est toujours à repenser sous un visage nouveau. A la question difficile de savoir pourquoi il faut encore et sans cesse s'intéresser à la Grèce, la meilleure réponse est moins celle d'une exigence de savoir encyclopédique que celle d'une conscience moderne qui ne peut penser le futur et que si elle repense et réinvente, avec des outils toujours renouvelé, le passé. Le passé est fascinant non parce qu'on le connaît mais parce qu'on a jamais fini de le réinventer.

Sappho est à ce titre une figure exemplaire. Elle est cette poétesse que l'on fantasme bien plus qu'on ne la connaît. Deux nouveaux poèmes, ce n'est pas seulement 30 lignes de poésie grecque en plus, c'est un débat relancé sur l'aventure de notre mémoire, une pièce nouvelle pour le procès de l'imaginaire occidental et de sa conception d'une poésie au féminin. Multiple, polymorphe, Sappho est toujours autre. Raillée ou exagérée! Une notice de la Souda, fait d'elle l'épouse d'un certain Kerkylas d'Andros. Le jeu de mot a échappé à beaucoup, mais il est évident que la Souda a hérité ici d'un jeu de mot des poètes comiques — "kerkos" signifiant "pénis" et "andros" pouvant être lu comme le génitif de "homme" — Sappho aurait épousé "Pénis d'Homme". Raillée par la comédie, Sappho est divinisée dans une épigramme hellénistique (AP 9.506) qui la désigne comme la dixième Muse. La tradition a imaginé que l'épigramme était de Platon, comme si, pour prolonger ce moment du Phèdre (235c1-3) où Socrate cite l'autorité de Sappho en matière de discours érotique, on voulait imaginer entre la poésie et la philosophie un lien subimé où Platon s'inspirerait de Sappho comme Homère de la Muse. Ou encore, alors que la comédie semble avoir imaginé une Sappho vaincue par le mal d'amour et se précipitant dans la mer en se jetant depuis le rocher de Leucade (Strabon, X.2.9), les médecins eux se réclaent de sa poésie pour diagnostiquer et guérir la passion amoureuse destructrice. Ainsi, Plutarque nous rappelle, dans la vie de Démétrios, comment un médecin s'inspira de Sappho pour déceler le mal d'un jeune prince Antiochus, fils de Séleucos 1er, qui se consumait d'amour pour sa belle-mère, Stratonice, deuxième épouse de son père. Tandis qu'Antiochus se laisse dépérir et prétexte une maladie quelconque, Erasistrate, son médecin, devine qu'il pourrait s'agir d'une passion amoureuse. S'installant dans la chambre du malade, observant ses réactions à l'arrivée d'une visite, il vérifie, nous dit Plutarque, que la présence de Stratonice provoque chez lui "tous les symptômes décrits par Sappho : perte de la voix, rougeurs enflammées, obscurcissement de la vue, sueurs soudaines, désordre du pouls, et à la fin, quand l'âme est entièrement abattue, détresse, stupeur et pâleur" (Vie de Démétrios, 38b). Le diagnostique cite ici l'ode 31 de Sappho.

Mythifié ou non, l'épisode est devenu fameux: il a inspiré, chez les modernes, un opéra d'Étienne-Nicolas Méhul (1763-1817) et des tableaux de David (1774, Antiochus et Stratonice, Ecole des Beaux-Arts, Paris) et d'Ingres (1866, Antiochus et Stratonice, Musée Fabre, Montpellier). C'est alors à la peinture de traduire en image les symptômes qui affectent le corps malade d'amour. On pourrait multiplier les exemples et il faudrait s'arrêter sur chacun pour comprendre, au bout du compte, l'impossibilité de jamais retrouver, dans les restes d'une œuvre trop fragmentaire, l'image cohérente d'une poétesse dont le statut et l'autorité semblent avoir toujours dérangé le discours masculin qui voulait la saisir. L'histoire des réinventions de Sappho est sans fin.

Née dans l'île de Lesbos, il y a 2600 ans, d'une famille aristocratique, Sappho a été un personnage important, dérangeant. Dans les extraits conservés de sa poésie, elle évoque des jeunes femmes qui l'entouraient. Avait-elle avec ces compagnes des relations amoureuses, initiatiques ou non? Sans doute, mais tout le problème est ici de comprendre le vrai statut, à cette époque, des relations homoérotiques féminines. Sa poésie avait-t-elle une dimension politique, susceptible de justifier son exil en Sicile? Probable aussi. A-t-elle blâmé son frère dans sa poésie comme le prétend Hérodote (II 135) ? Beaucoup en doutaient. Le nouveau papyrus ne nous livre pas le poème évoqué par l'historien d'Halicarnasse, mais, il confirme de façon étonnante que le lien avec ses frères était pour la poétesse argument de poésie. Hérodote était bien informé.

Entre histoire et légende, Sappho a excité l'imaginaire de l'Occident. Dans l'Athènes classique, les poètes comiques font d'elle une courtisane libertine ; elle devient ensuite un Socrate au féminin (Max. Tyr. 18.9); les médecins recourent à sa poésie pour leur diagnostic ; à Rome, Catulle et Horace l'imitent pour s'approprier une sensibilité féminine, tandis qu'Ovide invente une lettre d'amour désespérée qu'elle aurait pu écrire à un amant inventé, Phaon. Au IIe siècle de notre ère, elle est traitée de débauchée par un Père de l'Eglise; à la Renaissance, les humanistes font croire que les chrétiens avaient brûlé ses œuvres à l'instigation du Pape Grégoire VII. Au XVIIe, pour sauver Sappho, il faut nier son homosexualité, idem dans l'Allemagne nazie. Au XXe siècle, elle devient l'emblème des mouvements lesbiens qui s'approprient le terme "lesbianisme" apparu dans ce sens à la fin du XIXe siècle, mais qui désignait chez Aristophane déjà (Ran. 1308; Vesp. 1346; Eccl. 920) la technique des femmes de Lesbos expertes en fellation, praticable tant avec des hommes qu'avec des femmes.

Educatrice, 10e Muse, médecin, prostituée dévergondée, épouse malheureuse, émigrée, lesbienne? Au tout début de notre ère, c'est le géographe Strabon qui a donné la meilleure définition: «Sappho, une chose extraordinaire, un thaumaston!» (Strabon, XIII.2.3).

Il faut dire le mot en grec, car il désigne un objet qui suscite un émerveillement divin, presque incroyable. Sappho, difficile à penser, est de l'ordre du merveilleux. Et la découverte du nouveau fragment est un thaumaston qui vient confirmer que tout n'était pas faux dans l'histoire incroyable de cette courtisane Rhodopis, dont Hérodote disait qu'elle avait ruiné le frère de Sappho qui s'en plaignait dans un poème. Hérodote ne le croit pas, mais il indique tout de même la rumeur qui voulait qu'avec son argent Rhodopis ait construit la pyramide de Mykérinos.

Quelle est alors la nouvelle Sappho que l'on vient de découvrir? Car déjà le débat n'est plus seulement que philologique. Et surtout quel va être l'impact des nouvelles technologies numériques dans notre appréhension de cette poésie?

Quoi qu'il en soit, en philologie, des règles les plus rigoureuses, celles qui regardent la collation des manuscrits, l'établissement du texte, l'analyse métrique et linguistique, la préparation de l'apparat critique, aucune science n'est jamais complètement innocente. Heureusement. L'interprétation d'un texte commence avec son édition. Et les outils employés sont toujours déterminants. Cela est vrai de façon générale mais encore plus pour la poésie de Sappho dont la réception est liée à une série d'enjeux multiples d'ordre aussi bien politique que culturel.

Il y a quelques années déjà, dans une étude dont le titre avait à lui seul valeur de manifeste, Les sciences de l'Antiquité entre néolibéralisme et culture de supermarché : inflation biographique et égarement méthodologique , Claude Calame, évoquait avec un peu de vertige l'inflation des études sur Sappho, mais surtout la façon dont cette poésie fragmentaire avait nourri des commentaires qui, dans une perspective souvent militante, oubliaient de se remettre en question de l'intérieur et manquaient d'offrir le regard réflexif désormais de rigueur en anthropologie culturelle et sociale. Dans cette étude, il dénonçait l'influence marquée de l'économie néolibérale sur les études et la recherche universitaires en Sciences humaines. Il indiquait notamment le lien pervers entre les nouvelles technologies et les besoins réels ou induits de communication. Par exemple, soulignait-il (p. 223), le besoin de «pouvoir communiquer toute chose à tout instant, à n'importe quelle condition, au moyen du téléphone portable ou du courrier électronique». Relevons que ce besoin est complémentaire d'une autre nécessité : celle d'un savoir total, accessible partout et en tout lieu. Avec un pessimisme qui tranche avec la vision idéaliste de McLuhan, C. Calame vérifie la transformation du monde en un prétendu village global, qui se confond avec un gigantesque supermarché contrôlé par un petit nombre de groupes transnationaux pour le profit des plus riches et au détriment des ressources matérielles, humaines et culturelles de la planète. S'il est vrai, comme le relève Calame, qu'à l'heure actuelle la domination économique, politique et même militaire est d'abord celle des Etats-Unis, il importe par ailleurs de se demander si la révolution numérique qui se joue va confirmer cette suprématie dès lors que les états les plus puissants sont aussi les mieux placés pour contrôler la circulation mondiale de l'information et du savoir. A moins que la nouvelle technologie n'autorise — je vais y revenir — une telle explosion des échanges d'informations qu'elle en devienne difficilement contrôlable. WikiLeaks a offert l'exemple, dérangeant pour les plus puissants, d'une liberté d'information que les journaux traditionnels n'auraient pas pu assurer si vite et à une si grande échelle.

Quoi qu'il en soit de cette dernière nuance, l'intention de C. Calame est d'abord de montrer comment un contexte politique et économique influence et détermine les modes de travail et de pensée du monde académique. Après des remarques plus générales qui tracent les grandes lignes d'un contexte d'ensemble (222-226), C. Calame prend l'exemple — particulièrement riche — des études sur Sappho. L'explosion de la bibliographie apparaît comme l'incontestable conséquence d'un jeu de concurrences qui nuit à la concertation et à la construction de savoirs plus fondés. Les universités sont en compétition et la vitesse devient critère de réussite au détriment des échanges et du travail plus interdisciplinaire. Le chercheur est trop souvent l'otage d'éditeurs en quête de larges marchés. Les critères de publications sont plus souvent quantitatifs que qualitatifs. Enfin l'inflation bibliographique, motivée par le principe de concurrence, obéit à des modes : les mêmes questions sont traitées parallèlement par des chercheurs qui pourront d'autant mieux s'opposer qu'ils commentent, à l'infini, les mêmes questions tandis que des pans entiers de connaissances sont oubliés. Combien d'études féministes sur Sappho dans l'Amérique contemporaine? Si on l'élargit aux travaux de mémoires, la liste semble interminable et pourtant, dans cette prolifération, rien sur les pages que Bachofen avait dédié à Sappho dans son Mutterecht en 1861. La mémoire est ici bien courte. Dans le supermarché de la production universitaire, influencé par l'économie néolibérale, le danger est bien de trouver trop de variantes d'un même produit à la mode et plus aucun exemplaire d'un article qui se vendait encore quelques années auparavant.

Poursuivons alors la réflexion brillamment ouverte par C. Calame en examinant les conséquences de la révolution numérique sur la découverte des nouveaux poèmes de Sappho.

Le philologue n'est plus enfermé dans une bibliothèque qui l'isole et où l'heure passe lentement, mais devant un ordinateur où il peut partager, en tant réel, sa réflexion avec des internautes dans le monde entier. Dans le commentaire, il faut aller vite pour que l'autre n'aille pas plus vite. Il faut inventer des stratégies pour marquer un territoire qui appartient à tous. Dans le monde où l'on vit, D. Obbink ne pouvait garder longtemps un secret si facile à diffuser mondialement. Cela veut dire que le commentaire collectif risque de remplacer le commentaire individuel tout en se dépersonnalisant.

Jadis la communauté des hellénistes aurait dû attendre la parution de l'article (ou des articles) de D. Obbink dans la ZPE avant de réagir. Aujourd'hui, l'article n'est pas encore paru, la photo du papyrus pas encore connue, que déjà, sur le web, les commentaires sur les deux nouveaux poèmes devient incalculables.

Jamais, l'historien de la réception du savoir n'avait disposé d'une documentation si fournie. C'est heure par heure qu'un observateur scrupuleux pourrait vérifier comment se construit, sur le web, un commentaire consensuel des nouveaux fragments, partagé par un réseau de chercheurs de provenances diverses. Si l'étude philologique d'un texte exige une analyse des conditions de sa transmission, il est aussi évident que le chercheur est conditionné, dans son travail, par sa propre culture et ses propres moyens. La discussion on line des fragments de Sappho constituent un cadre épistémologique totalement inédit et particulièrement intéressant pour vérifier l'invention d'une nouvelle Sappho. Jusqu'ici, la publication d'un papyrus inédit appartenait à un spécialiste qui livrait une première édition à un public plus large. Cette fois le travail semble se faire à l'envers. Normalement, précédée ou non d'une rumeur, la parution de l'article de D. Obbink aurait marqué le moment inaugural d'une découverte si importante qu'elle aurait obligé le savant à un tour du monde académique pour exhiber son fragment.

Mais voilà nous sommes à l'heure du numérique et dans cette découverte le rythme habituel du temps académique s'est trouvé complètement bouleversé. Le premier jet de l'article de D. Obbink a été diffusé sur le web avec sa version diplomatique des fragments et une première tentative d'établissement du texte. La réflexion sur le fragment n'avait plus de propriétaire exclusif.

Fin janvier, des journaux grands publics annoncent la découverte tandis que, "on line", sur le web les premiers forums de discussion se mettent en place avec un besoin de vitesse qui confirme le constat de Claude Calame : «le besoin de pouvoir communiquer toute chose à tout instant, à n'importe quelle condition, au moyen du téléphone portable ou du courrier électronique». L'urgence s'installe alors que la momie avait gardé un secret millénaire. Examinons ainsi le débat qui se joue sur un forum particulièrement riche et de très bonne qualité, ouvert aussitôt après la diffusion des nouveaux poèmes : «New Sappho : Discussing the New Sappho poems» . Les expressions qui disent la hâte ou qui s'excusent ne pouvoir répondre plus vite ne manquent pas : «I 'm at a social event, but thanks so… »; « I'm still not in a good place to look at your suggestions and comment… »; «Oh help! When I click on the "text" link, it just goes back to "http://www.papyrology.ox.ac.uk/Fragments/index.html". Where do I find the text of the new Sappho poems? I am not a historian, just a humble poet who would like very much to read the translations of the new poems!»

En moins de deux mois, le forum compte une centaine de caractère, sur presque vingt pages de textes (plus de 70 000 signes). Toutes les difficultés du textes sont relevées, avec une discussion parfois tâtonnante, mais qui finit toujours par être utile. Dès le premier message, la discussion est amorcée sur une difficulté réelle qui remet légitimement en cause le texte établi par D. Obbink.

«What a discovery! Maybe not the most intelligent question, but I'm having trouble with τὰν κεφάλαν ἀέργη. Why the ending on ἀέργη if it's from ἀεργός? […] And what precisely does κεφαλή mean here? Any help would be greatly appreciated!»

Mon intention n'est pas ici de commenter le déroulement de la discussion sur ce forum. Mais il m'importe de souligner comment on assiste à une réflexion en progression, avec ses hésitations, ses contradictions. Là encore, dans le domaine de la philologie, c'est tout à fait nouveau. A l'opposé des articles traditionnels, où le chercheur rend compte, en condensant sa présentation, du résultat d'une réflexion qui a occupé pendant de longues journées, la discussion "on line" se fait en temps réel et garde trace de l'intégralité des échanges. L'historien de la réception peut ainsi vérifier la progression détaillée de la réflexion collective qui n'est d'ailleurs possible que sous cette forme. A maintes égards, cette discussion apparaît comme un mode privilégié de débat démocratique. Le forum est ouvert à tous, il est entièrement gratuit, personne ne monnaie son savoir, le ton reste respectueux et la discussion croise des chercheurs d'origines très différentes. Un instant, on pourrait donc penser que le débat échappe aux effets pervers de cette compétition encouragée par l'économie néolibérale. Le succès du forum justifie son existence.

Mais le web est un espace trop complexe pour qu'on ne cherche pas l'envers de la médaille. Il suffit de parcourir les échanges des internautes pour vérifier les renvois à d'autres adresses électroniques, à d'autres sites qui émergent comme des forums parallèles et, donc, concurrentiels. Tous ces forums n'ont pas le même format et certains, plus proches du blog personnel ne manquent pas de faire la publicité d'un travail ou d'un chercheur en particulier. A la discussion très démocratiques du «New Sappho» répond, dans un esprit différent, les traductions des deux poèmes de Franco Ferrari publiées et accessibles sur le site «grecoantico.it» (Il portale di riferimento per chi ama la cultura classica), remarquablement géré par Roberto Rossi. La traduction du deuxième poème, la prière à Cypris, est accompagnée d'un commentaire précieux et prend la forme d'un petit article intitulé : «Saffo: un 'cri du coeur' (ovvero: l'alba della 'conscientia')». La page est prête à recevoir des commentaires, mais les réactions ne se multiplient pas. Plus traditionnel, la présentation de Ferrari invite moins au débat et se présente d'ailleurs comme le résultat d'un travail mené individuellement, avec uniquement les conseils de collègues prestigieux comme Martin West, remercié à cette occasion. Il est évident ici que Franco Ferrari revendique la propriété de son commentaire et rappelle son autorité et les liens privilégiés qu'il entretient avec des "patrons" de la discipline. Dans la diversité qu'il permet, le Web autorise des différences qui ne manqueront pas de susciter une certaine confusion et certains manquements. Il y a fort à parier que les commentaires des deux sites, «New Sappho» et «Grecoantico.it», ne seront pas cités de la même façon. Dans le jeu concurrentiel, le site démocratique risque de compter moins. Il apparaîtra plus facile de piller le site démocratique sans citer les surnoms des internautes qui ont laissé des messages; plus sérieux de citer les noms de professeurs installés dans l'establishment universitaire. Moins que l'influence néolibérale, c'est ici l'ancestrale tradition universitaire du pouvoir des Professeurs qui prévaudra.

C'est sans doute encore la raison pour laquelle D. Obbink ne s'est pas compromis sur les forums et les réseaux. Pourtant lui aussi a ressenti l'urgence d'une apparition pour ne pas laisser échapper un sujet qui lui appartenait. Le 6 février, il choisit la tribune du Times Literary Supplement pour intervenir. Sans faire allusion à la mise "on line" du brouillon de son article, il justifie comme il peut la fuite de l'information et remercie les éditeurs de la ZPE de lui autoriser la publication de quelques remarques prélimiaires:
« An "Oxford secret" is supposed to be a secret you tell one person at a time. Add social media and it's across the world within hours, often in garbled form. In this case, the "secret" was the discovery on a fragment of papyrus of two new poems by the seventh-century BC Greek poetess, Sappho. […] The full evidence will be presented in an article in Zeitschrift für Papyrologie und Epigraphik (2014), and I am grateful to the editors Jürgen Hammerstaedt and Rudolf Kassel for permission to publish some preliminary facts here, and to raise some key questions: why is the discovery important, what do the poems tell us about Sappho, and how do we know they are genuine?»

Mais le plus significatif est que dans ce rapide article D. Obbink risque un très rapide commentaire du poème qui, sans autre précision, paraît aussi ingénieux que risqué. «Here a prayer for the safe return expands to envisage what such a return would mean for the family. And there may be literary, Homeric, echoes too: Charaxos might be seen as an Odysseus figure (with Larichos as a potential Telemachos) in a family drama with epic overtones; if so, then Sappho herself evokes the figure of Penelope.»

Dans l'histoire des réinventions de Sappho, qui pouvait prévoir qu'une prochaine étape assimilerait Sappho à Pénélope. Il faut attendre la parution du prochain volume de la ZPE pour vérifier si D. Obbink y développe cette idée. Difficile de savoir s'il l'a suggérée en passant ou pour affirmer la propriété d'une interprétation qu'il ne voulait pas laisser à un autre.

Le Web, libre espace de parole, s'impose aussi comme un espace de concurrence plus redoutable qu'il n'y paraît. Il faudrait ouvrir ici un chapitre sur la récupération des deux nouveaux poèmes de Sappho dans une quantité de blogs indépendants du monde académique où Sappho est réinventée sur les modes les plus inattendus. Ces blogs sont souvent l'œuvre de poètes ou de musiciens. J'en citerai un en particulier : «Poetry Genius» où les deux nouveaux poèmes de Sappho sont cités en grec avec une traduction personnelle, signée par un Alcaeus moderne. On pourra contester sa traduction, mais l'intérêt n'est pas là. C'est la présentation du poème sur fond noir, jouant sur les couleurs qui est ici séduisante. Mais Alcaeus réinvente à sa façon l'intertextualité puisqu'en cliquant les mots grecs ou traduits qui sont colorés, l'internaute découvrir aussi bien un commentaire grammatical ou philologique qu'un extrait musical. Ainsi pour illustrer la tempête évoquée par Sappho, Alcaeus a choisi l'aria «da tempesta, il legno infranto» de l'acte III du Jules César de Handel, interprétée par la sopranne Julia Lezhneva et détourné de «youTube».

Que va-t-il rester de ces forums qui émergent partout : combien de temps, le déroulement de la discussion si intéressant pour l'historien de la réception va –t-il rester accessible? On se retrouve ici face à une philologie à plusieurs vitesses et plus que jamais incontrôlable. Au final dans le labyrinthe du web, c'est le pouvoir des moteurs de recherche qui tranchera.

David Bouvier, Professeur de grec ancien à l'Université de Lausanne
 

Anzeigen und Mitteilungen

Theaterwettbewerb Lateintag 2014: Phaedri fabulas fingite!

Nachdem an den vergangenen drei Lateintagen die jeweiligen Theaterwettbewerbe grosse Erfolge waren, freuen wir uns auf neue Darbietungen am nächsten Lateintag. Nach "Catullum cantare", vertonten Liebesgedichten 2008, "Spiel mir Ovid", szenisch umgesetzten Verwandlungsgeschichten 2010, und "Plautus placebit", neuen Darstellungen alter Komödienszenen 2012, soll es im Jahr 2014 tierisch lustig werden auf der Bühne.

Die Wettbewerbsteilnehmenden sind aufgefordert, eine oder mehrere kurze Fabeln von Phaedrus auf die Bühne zu bringen. Dies kann getreu der lateinischen Vorlage mit Tieren als Akteuren erfolgen, aber auch eine Übertragung der Geschichte in eine aktuelle Situation mit Menschen ist denkbar. Einzige Bedingung ist, dass zwischendurch auch Latein erklingt und das Publikum erfreut. Die Darbietung sollte 10 bis 15 min. dauern.

Interessierte Gruppen können ab Januar auf www.lateintag.ch das Wettbewerbsformular herunterladen und melden sich bitte damit per E-Mail oder Post bei der Wettbewerbsleitung.

Bitte teilen Sie uns Ihr Interesse bis im Januar mit, damit wir die Anzahl der teilnehmenden Gruppen abschätzen können. Ihre definitive Zusage brauchen wir bis Mitte April; wir werden uns diesbezüglich vorher bei Ihnen melden. Eine Projektbeschreibung sollte Mitte August folgen.
ANMELDUNGEN WERDEN NOCH BIS IM APRIL BERÜCKSICHTIGT.

Viel Spass und gutes Gelingen bei Ihren Projekten wünscht Ihnen

Tanja Brändle
Scheidweg 5
5452 Oberrohrdorf-Staretschwil
Tel. 056 496 34 34 / 079 378 70 11
E-Mail: tanja.braendle@gmx.ch

Lateinische Tattoos

Der "Tages-Anzeiger" berichtet: Das Klassisch-Philologische Seminar der Uni Zürich wird immer häufiger um Mithilfe bei der Formulierung von lateinischen Sinnsprüchen für Tattoos gebeten. Schliesslich soll dann auch stimmen, was dauerhaft auf den Körper kommt.
Ein Schelm, wer Böses dabei denkt: Das Latein (und Griechisch) muss immer mehr ankämpfen gegen die Bestrebungen der verschiedenen Kantone, es aus Spar- und anderen Gründen aus den Lehrplänen zu streichen. An den Unis wird die Latinumspflicht, die traditionell für alle möglichen Studiengänge galt, vermehrt aufgehoben (die Philosophische Fakultät der Uni Zürich hat immerhin vor kurzer Zeit bei der Debatte um das Lateinobligatorium für Philosophie und einige andere Studiengänge mit grosser Mehrheit entschieden, dieses beizubehalten). Man hat sich schon seit Jahrzehnten daran gewöhnt, dass man sich in bildungspolitischen Diskussionen fürs Latein rechtfertigen muss, ja sogar mitunter erstaunlich aggressiv angefeindet wird.
Nur für ihre Tattoos wollen dann alle plötzlich wieder Sprüche in einer Sprache, die sie selber nicht beherrschen, bloss weil es "nicht jeder lesen kann" und weil es "mystisch" wirkt. Man will "gebildet" wirken, ohne es zu sein. Und dafür ist dann ein Klassisch-Philologisches Seminar auf einmal wieder gut genug. Es soll den zuständigen Stellen bloss nie in den Sinn kommen, das Klassisch-Philologische Seminar aufheben zu wollen, denn es wird ja offensichtlich gebraucht. Und wenn es nur für die Übersetzung von Tattoo-Sinnsprüchen ist.
Das im "Tages-Anzeiger" zitierte Beispiel für ein solches Tattoo, bei dem das Team um "Sprachwissenschaftler" Ulrich Eigler (er ist Literaturwissenschaftler) mitgewirkt hat, enthält übrigens einen groben Bock: "Semper devolvitur pilar." (Der Ball ist rund.) Pilar gibt es nicht. Der Ball heisst pila, und ich nehme mal schwer an, dass der Fehler auf das Konto des "Tages-Anzeigers" geht und der Fussballer, der sich das hat stechen lassen, nun nicht mit einem r zuviel in seinem Tattoo auf dem Rasen herumstolpert.
Im Ernst: Wenn so viele Leute, die eigentlich kein Latein können, lateinische Tattoos wollen, braucht es da noch mehr Beweise dafür, dass die vermeintlich "tote" Sprache offenbar durchaus noch heute Menschen bewegt und interessiert, ja begeistert?

Beat Hüppin

20minutae Latinae

Nuper discipula quaedam e meis opus maturitatis confecit, quo agitur de ita Latine loquendo, ut res hodiernae exprimi possint. Quam ob rem non modo lexica ad Latinitatem recentissimam spectantia perscrutabatur, sed etiam seminarium Latinitatis vivae, quae dicitur, inter ferias aestivas participavit, ut paene fluenter Latine loqui saltemve scribere sibi assuefaceret. Inter quinque dies diarium composuit suum Latinis tantum verbis sententiisque.

Vocabula novata - id est neologismi - quibus modis variis fingantur et ad usum loquendi proponantur, dilucide demonstravit. Exempli gratia de instrumentis technicis nec non de vehiculis modernis facunde disseruit. Neologismos velut herbisectrum vel aëroplaniga discipula praedicta stricte secundum regulas Latinitatis antiquas formari ostendit.

Quas secuta non horruit, quin ipsa tales neologismos inveniret. Denique parvam fabulam Latinam manu propria composuit. Coronavit opus creando paginam e commentariis, quibus nomen 20minutae, depromptam in sermonem Latinum versam. Quod infra spectari libet.

Martin Meier
20 minutae

Vergils Signaturen - eine Kontroverse (Antwort von C. Castelletti)

Die Redaktion des SAV-Bulletins hat mir freundlicherweise die Gelegenheit eingeräumt, Stellung zu Herrn Häuptlis Äusserungen zu meinem Vorschlag zu beziehen, in den ersten vier Versen der Aeneis eine durch den Dichter Arat angeregte Sphragis Vergils zu lesen.
Meine Stellungnahme ist sehr einfach: Ich lade dazu ein, Herrn Häuptlis Ausführungen genau zu studieren (sowohl im Bulletin wie auch in der NZZ) und diese ebenso genau mit meinem im Museum Helveticum erschienen Artikel zu vergleichen ("Following Aratus' plow: Vergil's signature in the Aeneid", MH 69 (2012), 83-95). Darüber hinaus verweise ich bis zur Veröffentlichung der Beiträge zu einer Tagung mit dem Titel "Poesia delle stelle. Fra antichità e medio evo" (diese fand an der Scuola Normale Superiore in Pisa am 30. und 31. Oktober 2013 statt) auf meinen dortigen Vortrag ("Nel solco di Arato: lasciare il segno scrivendo con le stelle. Esempi da Apollonio, Virgilio e Valerio Flacco"); dieser findet sich unter folgender Adresse im Internet und kann dort angesehen werden: http://www.youtube.com/watch?v=1eh3ecx9ZRY&list=PL4eX8mtGxkAnPpU8dmneMKfJp5sCTMz82&index=14.
Über Wichtigkeit und Einfluss von Arat auf diese Art kunstvoller Ausgestaltung unterrichtet ein Artikel von Katharina Volk ("Letters in the sky: reading the signs in Aratus' Phaenomena", AJP 133 (2012), 209-240). Für das Nachleben von Technopaignia Aratischer und Vergilischer Tradition darf ich ausserdem auf einen erst kürzlich erschienenen Beitrag von mir hinweisen: "Aratus and the Aratean tradition in Valerius' Argonautica" in A. Augoustakis (ed.), Flavian Poetry and its Greek Past, Leiden-Boston, Brill (2014), 49-72.
Da eine absolute Gewissheit über jede einzelne Komposition dieser Art allein der Dichter selbst zu gewährleisten imstande wäre, kann jeder Leser sich so sein eigenes Urteil bilden.

Dr. Cristiano Castelletti, Fribourg

Abenteuer Archäologie - forschen Sie mit!

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Weiterbildung

Weiterbildung 2014: Der Basler Homer-Kommentar

Seit einigen Jahren arbeiten in Basel Forscherinnen und Forscher am ersten deutschsprachigen Ilias-Kommentar seit Ameis-Hentze-Cauer. Das vom Schweizerischen Nationalfonds unterstützte Projekt des sogenannten Basler Ilias-Kommentars (BK), der nun auch ins Englische übersetzt wird, ist von grösster Bedeutung für die gesamte Gräzistik.
Die Projektleiter Prof. Dr. Anton Bierl und Prof. Dr. Joachim Latacz sowie das gesamte Team haben sich bereit erklärt, Einblicke in das Projekt zu geben und über den Stand der Arbeit zu informieren.

Datum:Mittwoch, 29. Oktober 2014
Ort:Basel, Departement Altertumswissenschaften der Universität Basel, 3. Stock, Raum 306, Petersgraben 51, Basel
Programm:
9.30-12.00 Uhr:Präsentation des Projektes Basler Ilias-Kommentar
12.00-14.00 Uhr:Mittagessen in einem nahe gelegenen Restaurant
14.00-15.00 Uhr:Vortrag Prof. Dr. A. Bierl: "Odysseus als Sänger im Prozess narrativer Sinnbildung. Eine erzählarchäologische Lektüre der Abenteuergeschichten in Homers Odyssee"
15.45-17.00 Uhr: Führung im Antikenmuseum Basel: Objekte mit Bezug zu Homer
Leitung :Prof. Dr. Anton Bierl und Prof. Dr. Joachim Latacz sowie Projekt-Mitarbeiter/innen
Organisation:Martin Müller
Kosten:Fr. 160.00 (für Mitglieder: Fr. 150.00) (inkl. Kaffee, inkl. Mittagessen); Bezahlung vor Ort
Anmeldung:martin.mueller@sbl.ch
Anmeldeschluss:22. Oktober 2014

50. Ferientagung für Altphilologen in München
vom 8. bis 10. September 2013

Zur 50. zentralen Fortbildung der bayerischen Altphilologen in München (Schloss Fürstenried) begrüsste der Organisator und Leiter, Dr. Rolf Kussl, Ministerialrat des damals noch so genannten Staatsministeriums für Unterricht und Kultus, recht herzlich die Teilnehmenden: die Referenten eingerechnet, waren es gegen 170. Nach einigen Mitteilungen wie, das Buch Herrn Wirths sei zugelassen (s. unten, vor dem letzten Abschnitt) und der neue "Dialog"-Band (Nr. 47) sei wieder rechtzeitig erschienen, holte der Tagungsleiter etwas weiter aus, da es die Zahl 50 als Jubiläum zu würdigen galt. Früher hätten auch Vertreter aus andern Bundesländern und aus dem nahen Ausland teilgenommen, aus Wien (Prof. Vicenzi), aus Südtirol (Frau Dr. Ausserhofer) und aus der Schweiz – es seien nur die Schweizer geblieben, dafür in diesem Jahr in grosser Zahl. Die erste Einladung, damals nach Marktoberdorf, erfolgte durch Dr. Hörmann am 1. Juli 1964 zuerst an die einzelnen Schulen, die staatlichen und nichtstaatlichen, wobei allerdings das Programm und die Zusagen der Referenten erst im Nachhinein feststanden (s. auch Bull. SAV, Nr. 63, April 2004, S. 37). Bereits damals war es das zentrale Anliegen, das Gymnasium und die Universität zusammenzubringen und zusammenzuhalten. Dr. Hörmann stand der Tagung von 1964 bis 1975 vor, darauf Peter Neukam, Leitender Ministerialrat, von 1976 bis 2001 (er lässt herzlich grüssen, er könne leider aus gesundheitlichen Gründen nicht teilnehmen; die Tagung selbst liege ihm immer noch sehr am Herzen). Ab 2004 fand und findet die Fortbildungsveranstaltung in München statt, zuerst, dreimal, im Max-Josef-Stift (Bogenhausen), ab 2007 hier in Schloss Fürstenried.

Einige persönliche Ergänzungen: Mehrfach kam mir zu Ohren, dass die Referenten der ersten Tagung aus reinem Interesse und um sich austauschen zu können, gekommen seien; es sei die Crème de la crème gewesen. Die Veranstalter legten immer Wert darauf, dass auch auswärtige Gäste eingeladen wurden, um nicht den Anschein zu erwecken, dass die Bayern im eigenen Saft schmorten. Das Markenzeichen MOD wird noch heute hoch geschätzt. Vor nicht langer Zeit war es um den Fortbestand der Tagung nicht gut bestellt. Mir ist immer noch gegenwärtig, als der damalige Tagungsleiter, Herr P. Neukam, seine Besorgnis kundgetan hatte, er wisse nicht, ob und wie lange diese Veranstaltung noch durchgeführt werden könne. Im Bericht zur Tagung 2001, der letzten von P. Neukam geleiteten, ist festgehalten (Bull. SAV, Nr. 59, April 2002, S. 49): " ..., für ihn als langjährigen Beobachter und als Glied einer Administration gebe es oft nur zwei konträre Möglichkeiten, entweder voll auf die Bremse zu treten oder Vollgas zu geben." Dass die Tagung überhaupt ihr 50. Jubiläum feiern kann, ist darum alles andere als selbstverständlich und darf durchaus als eine Art ἀπροσδόκητον bezeichnet werden.

Zum "Dialog"-Band 47 der Reihe "Dialog Schule-Wissenschaft – Klassische Sprachen und Literaturen" mit dem Titel "Dichter, Denker, Denkmäler – Beiträge zum altsprachlichen Unterricht": Dieser wurde im Auftrag des Bayerischen Staatsministeriums für Unterricht und Kultus wieder herausgegeben von Rolf Kussl und enthält die Beiträge (alle sieben Vorträge und wenigstens die Ergebnisse zweier Workshops) der letztjährigen Tagung von Thomas Baier, Klaus Bartels, Klaus Stefan Freyberger, Niklas Holzberg, Markus Janka, Sven Lorenz, Renate Markoff, erweitert durch einen Gruss Kai Brodersens zur Jubiläumstagung (vgl. die Notiz im Vorwort, S. 9) mit dem Titel: "In vitro veritas: Spätantiker Wein aus der Pfalz" (S. 217–221 mit Abb. 30: Der Speyerer "Römerwein". Historisches Museum der Pfalz, Speyer), erschienen im Kartoffeldruck-Verlag Kai Brodersen, Speyer, 2013 (ISBN: 978-3-939526-21-6). R. Kussl hat im Vorwort (S. [7] – 9) die einzelnen Beiträge (S. 11–221; anschliessend Abb. 1–30) kurz vorgestellt. Er tat dies gekonnt mit je einem einzigen langen Satz und benötigte nur zweimal ein Semikolon.

Das über das Internet greifbare Programm orientiert über den Verlauf der Tagung. Die Vorträge deckten ein breites thematisches Spektrum ab, die nicht einfach unter Stichwörtern wie Latinistik usw. eingeordnet werden können. Gesellschaftliche Probleme kommen hinzu (Sklaverei; einheimische Religion im Osten des Römischen Reiches gegenüber dem Staatskult), Philosophie (Lebensfragen bei Martial, aber auch als Philosophenspott; Willensfreiheit bei Vergil gegenüber den fata), bildende Kunst (Portraits), Architektur (in Archäologie). Das Griechische war vor allem präsent in den Referaten der Herren Bartels und Freyberger und Frau Vogts. Unter den Dozierenden waren auch vier Damen vertreten: Prof. Dr. Sabine Vogt mit Vortrag und Workshop, Frau Cornelia Ritter-Schmalz, die Mitreferentin und Assistentin Prof. Eiglers, wieder mit Vortrag und Workshop, ferner mit einem Workshop die Studiendirektorinnen Birgit Korda sowie (zusammen mit Prof. Freyberger) Renate Markoff.

Als erster Redner trat auf, vorgestellt und eingeführt von Herrn Robin Pantke, Prof. Dr. Klaus Bartels mit wie immer sonorer und eindringlicher Stimme, αὐτός / ipse 'selbst' beinhalte und bezeichne den innersten Teil des Menschen. Nach langem Applaus meinte R. Pantke, der Referent habe auch von seinem 'Selbst' gegeben. Druckfrisch sei sein neustes Buch: "Geflügelte Worte aus der Antike – woher sie kommen und was sie bedeuten", erschienen bei Philipp von Zabern, Darmstadt/Mainz 2013 (nach dem Klappentext ein "Lesebuch" zu dessen Nachschlagewerk "Veni vidi vici", das ebenda in 14. Auflage, im gleichen Jahr erschienen, neu zugänglich ist). Prof. Dr. Niklas Holzberg hat in seiner, wie gewohnt, mitreissenden Art die Selbstbiographie Ovids überraschend als Monumentum Tomitanum und somit als ein Gegenstück zu den Res Gestae des Augustus, festgehalten im Monumentum Ancyranum, hingestellt. Mit präziser Methodik, diktiert durch die Bestimmung der Chronologie, brachte Prof. Dr. Klaus Stefan Freyberger, mit grossem Impetus vortragend, mit langem Applaus bedacht, Licht in die Frage, warum Tempeldubletten vorhanden sind: Das ältere Heiligtum entstammt der einheimischen Verehrung, das jüngere (durch Jahrhunderte getrennt) dient in Symbiose dem Kult der römischen Kaiser (beide Seiten profitierten gegenseitig von einander). OStR Dr. Sven Lorenz, der Schule und der Wissenschaft verpflichtet, dozierte in einem angenehmen Andante moderato. Seine Tischvorlage versprach eine reiche Auffächerung der angesprochenen Themen, dies immer im Blick darauf, was im Schulunterricht verwertbar ist. Mit einer für die Tagung neuen, aber instruktiven Thematik, nämlich zum Wesen und zur Absicht von Portraits in Text und Bild zu Dichtern, Denkern und Staatsmännern, trat Prof. Dr. Sabine Vogt auf. Teures Material lässt nur Lob zu. Anderes ist möglich, wenn γένος-bedingt mit Bezug zur Komödie. Prof. Dr. Ulrich Eigler duettierte in genauster Absprache, geschmeidig, charmant, gleichsam tänzerisch, zusammen mit seiner Assistentin Frau Cornelia Ritter-Schmalz zur Thematik: Herr – Sklave / Freizulassender? (der genaue Titel im Programm) Die Figur des 'Dieners' (des 'Sklaven' mit Markierung der Antike) fasziniert im modernen Roman immer. Zur Freilassung reichte es freilich nicht. Der lange Applaus war ihnen gesichert. Die Namen der beiden Vortragenden tauchen im Literaturverzeichnis mehrfach auf, z. B. innerhalb des bald erscheinenden Handwörterbuchs zur antiken Sklaverei (CD-ROM-Lieferung V). Gewohnt dezent in Haltung und Diktion referierte Prof. Dr. Thomas Baier weit ausholend zu "Fata viam invenient. Götter, Schicksal und Willensfreiheit bei Vergil".

Wegen der kurzen Dauer der Tagung entfiel wieder das Traktandum "Erörterung aktueller Fragen des altsprachlichen Unterrichts", das jeweils an einem Abend stattfand. Doch es lag erneut ein frei zugängliches und verfügbares mehrseitiges Papier "Informationen zum altsprachlichen Unterricht in Bayern (Stand: 05.08.2013)" auf. Hieraus sind die folgenden Angaben entnommen. Schülerzahlen im Schuljahr 2012/13 (die Daten des Vorjahrs 2011/12 sind in Klammern beigefügt; vgl. Bull. SAV, Nr. 81, April 2013, S. 39f.). Schüler mit L1, d.h. mit Latein als erster Fremdsprache, der Jahrgangsstufen 5–10: ca. 33480 (ca. 12% aller Schüler dieser Jahrgangsstufen [ca. 35600 = ca. 13%]) mit dem Kommentar: "Latein als erste Fremdsprache (L1) ist an den bayerischen Gymnasien weiterhin fest etabliert." Schüler mit L2, d.h. mit Latein als zweiter Fremdsprache, ab Jahrgangsstufe 6 (–10): ca. 104350 (ca. 46% aller Schüler dieser Jahrgangsstufen [ca. 111500 = 48.6%]) mit der Bemerkung: "Latein als zweite Fremdsprache (L2) findet weiterhin ungebrochene Akzeptanz." Die Schüler, die in der Oberstufe Latein in einem Kurs oder Seminar belegen, eingerechnet, ergeben (ab Klassenstufe 5 gezählt) eine Gesamtzahl von ca. 152860 Gymnasiasten und Gymnasiastinnen, die im Schuljahr 2012/13 Latein lernten (ca. 163100). Im aktuellen Schuljahr 2012/13 liegt die gesamte Schülerzahl bei 351827 (im Vergleich zu der die Summe 152860 immerhin noch ca. 43.5% ausmacht). Von der Basis "keine Lateinschüler überhaupt" aus gerechnet, sind die mitgeteilten Zahlen freilich immer noch imposant (in der Schweiz kann man davon nur träumen), doch zeigt die Relation zum Vorjahr leider einen Verlust von je ca. 6%.

Auch die Zahl der Griechischschüler ist mit ca. 2% im Vergleich zum Vorjahr leicht rückläufig: ca. 3670 Schülerinnen und Schüler (an 55 Gymnasien) gegenüber ca. 3750 (an 51 Gymnasien). Immer noch gilt aber der im genannten Papier notierte Kommentar: "Bayern hat von allen Bundesländern derzeit die meisten Schüler mit Griechisch."

Ferner sei aus diesem Papier herausgehoben: "Unter den besten 50 bayerischen Gymnasien im zentralen Jahrgangsstufentest im Fach Deutsch sind Schulen mit dem Angebot von Latein als erster Fremdsprache überrepräsentiert (2010: 37 – 2012: 31). Diese erfreulichen Ergebnisse sind auch Belege für die Bedeutung des Lateinischen als gymnasiales Grundlagenfach und den hohen Stand des altsprachlichen Unterrichts in Bayern." Zu 'Abitur plus' sei aus einer Pressemitteilung vom 29. August 2012 wiederholt: "Die Nachfrage" nach Latein korreliere "mit dem gestiegenen Bildungsbewusstsein im bürgerlichen Milieu. Eltern suchten nach einem 'Distinktionsmerkmal, einer Besonderheit im Bildungsportfolio ihres Kindes'. Da mittlerweile die Hälfte eines Jahrgangs die Hochschulreife erwirbt, erhoffe man sich da durch Latein einen Bildungsvorteil, eine Art 'Abitur plus'." Dies klingt elitär, aber Latein selbst ist eben elitär!

Auch in diesem Jahr hatten ausserhalb des Programms verschiedene Verlage zu Informationsveranstaltungen eingeladen. Ich greife heraus den Verlag "Vandenhoeck & Ruprecht", der sein neues Lehrmittel "VIVA" präsentierte. Es erscheint in zwei leicht unterschiedlichen Fassungen, einer allgemeinen (ab Klasse 5 oder 6, erschienen sind Band 1 und 2; Band 3 kommt im Sommer 2014) und in einer für Bayern (ab Klasse 6, also L2; erschienen ist Bd. 1, Bd. 2 soll im Sommer 2014 folgen). Die letzten Lektionen von Bd. 3 werden zugleich als Einstieg in die erste Lektüre konzipiert. Sabine Lösch, Mitautorin des Lehrwerks, stellte Buch und Konzeption, v.a. auch das Besondere von VIVA, vor: Knappheit, aber Gründlichkeit in Grammatik und Wortschatz, Motivierung, u.a. durch inhaltlich und formal ansprechende Texte und Zeichnungen, Kompetenzorientierung und Binnendifferenzierung. Prof. Dr. Theo Wirth, Berater für Grammatik und Wortschatz von VIVA, erläuterte die erstmalige Art der Wortschatzpräsentation: Reduktion der Lernbedeutungen, dafür Entwicklung der Fähigkeit der Schüler, im Textzusammenhang die geeignete deutsche Wendung zu finden. Unterstützt wird dies durch die sog. Rondogramme (ab Lektion 5, petere): graphische Lernhilfen, die den Gehalt eines polysemen Wortes auf einen Kern konzentrieren und die Bedeutungsdifferenzierungen erkennen und schulen lassen. Das Prinzip der Rondogramme wird im Schüler- und Lehrerband erläutert; ebenso wird an beiden Orten auf die ausführliche Darstellung im Buch von Theo Wirth, Christian Seidl und Christian Utzinger mit dem Titel: "Sprache und Allgemeinbildung", Lehrmittelverlag Zürich (2006), verwiesen.

Wieder zeigten die Verlage, die bereits bei der Eröffnung vom Tagungsleiter begrüsst worden waren, ihr reiches Sortiment. Das kollegiale Gespräch kam trotz der Kürze der Tagung nicht zu kurz. Am Ende der Veranstaltung dankte Dr. Kussl für die Teilnahme, das Interesse und das Engagement und drückte die Hoffnung aus, dass die Teilnehmer vieles mitnehmen konnten.

Zürich, den 15. Februar 2014
Bernhard Löschhorn

Programm der Tagung (PDF-Dokument)

 

Euroclassica

Informations

Malgré les crises successives qui secouent non seulement les États, mais aussi l'enseignement aux quatre coins de l'Europe, Euroclassica poursuit sa lutte pour la défense et la promotion des langues et cultures de l'Antiquité. Hélas, son intervention auprès du canton de Berne pour y soutenir l'enseignement du grec ancien, quoique bien reçue, n'aura pas eu plus de poids que la pétition menée par l'ASPC/SAV/ASFC...

Il est peut-être bon de rappeler les adresses internet principales où trouver des renseignements relatifs à Euroclassica :

  • www.euroclassica.eu affiche les activités en cours, et en particulier celles mentionnées ci-dessous ;
  • www.eccl-online.eu donne un aperçu des efforts déployés pour mettre sur pied, dans le cadre de la Journée européenne des langues, des tests en ligne qui rencontrent un certain écho auprès de collègues étrangers, comme en témoignent les pages consacrées aux résultats. C'est aussi la porte ouverte par laquelle accéder à de plus vastes programmes offerts par les institutions européennes.

Les points forts des activités pour 2014 :

  • l'Academia Saguntina, à Sagonte (29 juin-6 juillet) à l'intention des élèves de 16 à 18 ans environ, qui ont l'occasion de s'initier à la vie quotidienne dans l'Antiquité classique en général et au théâtre grec en particulier. Les enseignant(e)s qui désirent y accompagner leurs élèves profitent de conditions spéciales (cf. le rapport établi par un professeur russe dans la Newsletter) ;
  • l'Academia Homerica à Athènes et Chios (11-20 juillet) avec ses trois volets traditionnels mais distincts : lecture d'Homère, sous la houlette de notre collègue Astrid Eitel, pour ceux qui ont des notions de grec ancien, sinon homérique, et/ou ceux qui en ont eu et qui voudraient les rafraîchir ; cycle de conférences, le plus souvent en grec moderne, autour d'Homère et de sa réception dans le monde ; cours intensifs de grec moderne. Le programme est agrémenté de la visite des hauts lieux d'Athènes et d'excursions sur l'île de Chios ;
  • la Conférence annuelle et l'assemblée générale auront lieu à Copenhague (29-31 août). On y parlera de l'enseignement gymnasial au Danemark et on y découvrira les collections classiques et néo-classiques de la ville.
    • Christine Haller
 

Rezensionen

Virginia Bischof Knutti, Das dritte Triumvirat, Band I: De profundis, Gelnhausen (Wagner Verlag) 2013, 574 S., CHF 36.90, ISBN 978-3-86279-796-7

Bischof Knutti, Schweizer Autorin mit bewegtem Lebenslauf, hat nach einer Militärkarriere auf die Schriftstellerei umgesattelt. Nach einem geopolitischen Sachbuch hat sie sich diesmal an einen Roman mit historischen Persönlichkeiten gewagt. In unserer Zeit auferstehen Caesar, Cicero und Antonius auf mysteriöse Weise aus dem Mittelmeer und müssen sich als merkwürdiges Triumvirat im modernen Italien und Rom zurechtfinden. Soweit die Ausgangslage, die für einige gelungene Situationskomik garantiert.

Eine satztechnische Vorbemerkung: Öffnet man das Buch, ist man sogleich irritiert über den Satz mit irrwitzig schmaler Zeilenbreite und grosser Arial-Schrift. Vernünftig gesetzt, würde das Buch sofort um die Hälfte der Seiten schrumpfen und wäre erst noch angenehmer zu lesen. Somit aber zur Geschichte. Einerseits geht es darum, dass die drei sich in der Moderne zurechtfinden und die technischen und zivilisatorischen Errungenschaften seit der Antike kennenlernen müssen. Was zunächst interessant klingt, ist aber in der Umsetzung doch ein wenig eindimensional geraten. Dasselbe gilt für die flache und farblose Darstellung der Figuren. Caesar und Cicero waren nun einmal äusserst geistreiche, eloquente und charismatische Persönlichkeiten - davon ist in diesem Buch jedoch wenig zu spüren. Antonius hingegen wird als Trunkenbold und Partylöwe dargestellt, der jedes ihm begegnende weibliche Wesen besteigt oder zumindest Annäherungsversuche macht. Die Charakterisierung Ciceros und Caesars, gemäss dem uns überlieferten Bild von ihren Persönlichkeiten, beschränkt sich darauf, dass an einer Stelle in einem Nebensatz von der "angeblichen Eitelkeit" Caesars gesprochen wird, an einer anderen Stelle davon, dass Cicero "bekanntlich geschwätzig" sei.

Später müssen die Protagonisten puncto Weltgeschichte auf den neusten Stand gebracht werden. Hier ist nicht klar, was die Autorin mit ihren belehrenden, dem Universitätsprofessor Alfredo Benedetto in den Mund gelegten Exkursen bezwecken will, die wie Geschichtszusammenfassungen aus Schulbüchern und Wikipedia klingen. Der einigermassen gebildete Leser weiss dies alles zum grössten Teil ohnehin und ist dann entsprechend rasch gelangweilt.

Ganz allgemein gewinnt man den Eindruck (der nicht zutreffend sein muss!), dass die Autorin ein relativ oberflächlich angelesenes Wissen vermittelt, was die antike Welt und vor allem die drei Protagonisten angeht. Ein echtes zusammenhängendes Verständnis von vielschichtigen Persönlichkeiten wie Caesar und Cicero scheint zu fehlen. Da hätte die Autorin noch besser in tiefschürfenden Biographien wie der von Christian Meier zu Caesar oder der von Klaus Bringmann zu Cicero recherchieren können. Vielleicht hat sich die Autorin auch schlicht selber überfordert, indem sie allen drei historischen Persönlichkeiten gerecht werden musste. Die Beschränkung auf einen einzigen Mann vom Kaliber eines Cicero oder Caesar, dafür aber klar konturiert und historisch schlüssig, wäre wohl sinnvoller gewesen.

Ebenfalls berührt es merkwürdig, wie die drei Protagonisten sich in moderner Jugendsprache à la "Hey, Mann!" und "Scheisse!" üben, waren sie doch bei ihrem Tode alle drei eher gesetztere Herren.

Vielleicht ist es auch noch bemerkenswert, dass Frauen - in einem von einer Frau im 21. Jh. verfassten Buch (!) - ausschliesslich als Immigrationsbeamtinnen und Kellnerinnen und potentielle Sexpartnerinnen für Antonius auftreten.

Schliesslich fallen eine Menge historischer Fehler und anderer Ungenauigkeiten auf:

  • Es ist unglaubwürdig, wenn Cicero, der ja zu seiner Zeit hervorragend Griechisch konnte, angibt, von einem neugriechisch geschriebenen Einwanderungsformular auf jeder Zeile nur wenige Wörter identifizieren zu können, und nur mit Mühe überhaupt herausfindet, wo beispielsweise Name und Vorname einzutragen sind.
  • Es müsste Caesar ohne weitere Erläuterung klar sein, dass Octavius später seinen Namen mit dem Zusatz "Octavianus" trug. Das war schliesslich durch die testamentarische Adoption vorgegeben. (Nur den späteren Ehrentitel "Augustus" konnte er tatsächlich nicht kennen.)
  • Warum die erstaunte Feststellung angesichts des modernen Kalenders, dass "sie" offenbar inzwischen die Schaltmonate abgeschafft haben? Das hat ja Caesar selber in seiner Kalenderreform so vorgesehen.
  • Warum heisst es im Klappentext, dass die drei Protagonisten nur Altlatein sprechen? Im Buch steht dann aber an mehreren Stellen, dass sie "das Latein des späten Altertums" resp. "der Spätantike" sprachen - auch das ist falsch!
  • Es gab in Rom nur ein Marsfeld, Caesar konnte am Tag seiner Ermordung nicht "zu den Marsfeldern" schlendern.
  • Konnte Caesar so schlecht rechnen, dass er aus den Informationen, dass er 100 v. Chr. geboren ist und wir das Jahr 2014 haben, errechnet, er sei 2070 Jahre alt (!) anstatt 2114?
  • Es ist nicht wahr, dass von der Regia auf dem Forum Romanum heute nichts mehr zu sehen ist, und Caesar wohnte mit Sicherheit niemals darin, auch als er pontifex maximus war.
  • Die drei müssten sich auf dem Trümmerfeld des Forum Romanum auch nach über 2000 Jahren noch blind zurechtfinden. Es ist völlig unrealistisch, dass Caesar, als er die Ruinen der von ihm (!) begonnenen Basilica Iulia sieht, "keinen blassen Schimmer" hat, was für ein Gebäude dort stand, und auch, dass sie sich keinen Reim machen können auf die Ruinen des Hauses der Vestalinnen.
  • Fori imperiali ist nicht etwa die heutige italienische Bezeichnung des Forum Romanum, sondern meint nur die später als Erweiterungen dazu erbauten Kaiserforen.
  • Bei den erwähnten monumentalen Festspielen des Pompeius zur Einweihung des Pompeiustheaters traten nicht 200, sondern nach Plinius 20 Elefanten auf, und es ist völlig unrealistisch, dass Cicero sich nicht erinnern kann, ob er den Festspielen beiwohnte oder nicht, zumal er einen ausführlichen Brief darüber an seinen Villennachbarn M. Marius geschrieben hat (fam. 7.1).
  • Ob Caesar wirklich jemals die Absicht hatte, die Republik zu stürzen, oder ob er am Ende aufgrund des Verlaufs der Geschichte einfach keine andere Wahl mehr hatte, ist eine vieldiskutierte Frage. Die Autorin subsumiert das komplexe Problem aber sträflich vereinfachend in Caesars Gedanken: "Warum gelang es ausgerechnet ihm (sc. Augustus), die Republik zu stürzen, und nicht mir?" Davon abgesehen: Hat denn nicht Caesar mit seinem Sieg im Bürgerkrieg de facto die Republik bereits gestürzt?
  • Ist es wirklich für jeden Römer mit einer vergleichbaren Ausbildung wie Caesar oder Cicero selbstverständlich gewesen, technische Zeichnungen anfertigen zu können, so dass unsere Protagonisten bei der Rekonstruktion eines antiken Tempels federführend sein können? (Und wo auf der Welt beschäftigen sich Archäologen damit, römische Tempel wiederaufzubauen?)
  • Wenn die Autorin schon eine solche Detailtreue anstrebt, dass sie eigens die Aufschrift der Visitenkarte des Universitätsprofessors Alfredo Benedetto wiedergibt, warum schreibt sie dann nur "Università di Roma", wo Rom doch mehrere Universitäten besitzt, von denen sich keine offiziell "Università di Roma" nennt? Scienze antiche kann man aber nur an der Sapienza studieren. Ausserdem gibt es in Rom, so gross die Stadt auch ist, nirgends eine via Grande.

Wer an Ungenauigkeiten dieser Art keinen Anstoss nimmt, erhält mit diesem Band sicherlich eine amüsante Lektüre. Es bleibt nachzutragen, dass ein Lektorat, das diesen Namen verdient, mithelfen müsste, inhaltliche Fehler wie die aufgeführten zu vermeiden.

Beat Hüppin

Holger Lundt, Im Garten der Nymphen (Kleine Mythologie der Pflanzen), Artemis & Winkler 2012, 127 S., CHF 19.80, ISBN 978-3-411-16005-1

Holger Lundt, promovierter Physiker und grosser Garten- und Pfanzenliebhaber, bringt nach 'Die Rosen der Kleopatra (2008)' und 'Die Tulpen des Suleiman (2009)' mit 'Im Garten der Nymphen' bereits sein drittes Büchlein heraus: 'Bei einem unbeschwerten Spaziergang durch den Garten der griechischen Sagenwelt begegnen den Leserinnen und Lesern zarte Nymphen und lüsterne Gottheiten, die sich in Liebe vereinen oder - die Liebe fliehend - in eine Blume, einen Strauch oder einen Baum verwandelt werden. Zauberhafte Geschichten voller Poesie erzählen, wie die Pflanzen zu ihrem Namen kamen.'

In 35 Kapiteln führt der Verfasser durch die vielfältige Welt der antiken Mythologie und erzählt nebst bekannteren Geschichten wie z.B. denjenigen von Io, Daphne oder Narkissos auch solche, die selbst einem Kenner der Materie nicht unbedingt geläufig sein dürften. Er versteht es, die Mythen und Metamorphosen in bewundernswert knapper Form wiederzugeben, kein leichtes Unterfangen bei der Vielschichtigkeit mythischer Erzählungen. Referenzpunkt - wen kann es erstaunen? - sind gemäss Literaturverzeichnis die Metamorphosen von Ovid.

Zu Beginn eines jeden Kapitels werden die beteiligten Personen vorgestellt. In den Mythen selbst - wo es sinnvoll scheint, wird aus der Literatur zitiert - wird bereits stark auf die Pflanzen fokussiert. Anschliessend werden letztere einzeln in Aussehen, Wirkung und Anwendung vorgestellt. Einige Miniaturen aus botanischen Fachbüchern des 16.-18. Jahrhunderts runden das Ganze ab.

Das Büchlein hinterlässt einen gefälligen Eindruck, kann aber kaum am Stück gelesen werden, denn zu vielfältig sind die gelieferten Informationen. Im Anhang findet man denn auch ein Verzeichnis der Namen der Nymphen und ihrer Pflanzen. Für den Pflanzenliebhaber wäre es sicher hilfreich, wenn man auch über ein alphabetisches Verzeichnis der Pflanzennamen zum entsprechenden Mythos finden könnte.

Allerdings sind gewisse Assoziationen, so interessant sie auch sein mögen, kaum haltbar: Der Name Diktynna wird üblicherweise von δίκτυον (Netz) hergeleitet, welches im Diktynna-Mythos eine wichtige Rolle spielt; das 'Diktieren' von Gesetzen hingegen gehört doch eher zu den Befugnissen von Zeus (diktäische Höhle) und Dike.

Die Karyatiden mit κάρυα (Nussbaum) zu verbinden, erinnert zwar an die traditionelle Darstellung früher Götterbilder aus Holz, steht aber im Widerspruch zur herkömmlichen Deutung 'Frauen aus Karyai (bei Sparta)'.

Ist die Zuordnung Mythos - Pflanze immer über alle Zweifel erhaben?
Die Nymphe Akantha (Metamorphose in Akanthus) zerkratzt Apollo das Gesicht. Warum soll es sich bei der Pflanze um 'Acanthus mollis' und nicht um 'Acanthus spinosus' handeln? Die Zuordnung zur Gattung der Acanthaceae würde völlig genügen.
'Petersilie hilft den Männern auf's Pferd, den Frauen unter die Erd.' Giftige Petersiliensamen als Abortivum stammen nicht vom allseits geschätzten Küchenkraut, sondern von der Hundspetersilie.

Die umfangreiche Bibliographie enthält viele Titel aus dem botanischen Bereich. Der Verfasser hat sich den Mythen offenbar v.a. über die Sekundärliteratur genähert. Und hier setzt denn auch die leise Kritik des Altphilologen ein: Die Schreibweise der Namen ist uneinheitlich; sie ist je nach Quelle lateinisch, alt- oder neugriechisch. So begegnet man u.a. den Flussnamen Peneus und Sperchios, dem Stadtgründer Mileto, der Ebene von Kopaï; der König von Assyrien erscheint auf der gleichen Seite sowohl als Kinyras als auch als Cinyras. Bei Eriadnos (statt Eridanos) dürfte es sich um einen Druckfehler handeln. Möglicherweise in die gleiche Kategorie gehören 'Centaurea ceanus' (statt 'cyanus'), 'Adonis automnalis' (statt 'autumnalis'), 'Aborativum' (statt 'Abortivum').

Ein Kritikpunkt betrifft auch die Personenangaben bei Kapitelbeginn: Aus Platzgründen wird mit Querverweisen gearbeitet; doch fehlt irgendwie ein klares Konzept: So werden z.B. die Angaben zu Apollo in Kapitel 13 und 14 voll abgedruckt, in Kapitel 15 wird dann auf Kapitel 13 zurückverwiesen. Alle Informationen am selben Ort würden dem Leser das mühsame Hin- und Herblättern ersparen.

Nun, die aufgezählten Punkte fallen vielen Lesern möglicherweise gar nicht auf. Holger Lundt hat viele durchwegs interessante Informationen zusammengetragen und eine Gesamtschau geschaffen, die Anerkennung verdient. Das Büchlein kann als kleines Mitbringsel manchem naturverbundenen Menschen sehr wohl Freude bereiten.

Peter Bracher

Christian Hild, Liebesgedichte als Wagnis. Emotionen und generationelle Prozesse in Catulls Lesbiagedichten, St. Ingbert (Röhrig Universitätsverlag) 2013, 384 S., CHF 71.90, ISBN 978-3-86110-517-6

Bei dem vorliegenden Buch handelt es sich um eine überarbeitete Dissertation zu Catulls Lesbiagedichten. Nach einführenden Abschnitten zu verschiedenen Aspekten des Corpus Catullianum und dem aktuellen Forschungsstand werden sämtliche Lesbiagedichte analysiert. Die eigentliche Interpretation der Gedichte bleibt meist ziemlich an der Oberfläche und bietet als solche wenig Neues. Hild kann hier meistens auch nur die "üblichen Verdächtigen" wie Syndikus und Holzberg zitieren. Es folgt eine Klassifizierung der vorkommenden Emotionen (nach Intensität und Art abgestuft) und eine Analyse der "generationellen Prozesse", wobei er bevorzugt ein Konzept aus der Sozialpsychologie namens "Shifting Baselines" einsetzt: durch die kontinuierliche Verschiebung des Referenzrahmens zwischen Generationen betrachtet jede Generation ihre Lebensbedingungen als "natürlich". Nur gewinnt man bei Hilds Anwendung des Konzeptes auf die Catullgedichte den Eindruck, dass nicht immer ganz klar ist, ob es sich nun wirklich um "Shifting Baselines" bei einer ganzen Generation oder nicht vielmehr nur bei einem Individuum (Catull) handelt.

Eine von Hilds Hauptthesen besteht darin, dass Catulls Lesbiagedichte mit teils widersprüchlichen Emotionen nicht unbedingt in einer bestimmten Chronologie gelesen werden müssen, also nicht einen "Liebesroman" mit dem bekannten Verlauf nachzeichnen müssen, sondern durchaus nebeneinander stattfinden können. Etwa bei der salax taberna meint er folglich, dass die Vergangenheitsbezüge im Text nicht nur temporal gedeutet werden müssen, sondern eher als einen Vergleich der Realität mit seinem eigenen Anspruchsdenken, da Lesbia nie nur Catull allein gehört hat, auch wenn sie ihm gegenüber solche Äusserungen gemacht haben mag (vgl. carm. 72). Andererseits ist dieses Anspruchsdenken auch widersprüchlich zu sehen, denn wenn Hild auf S. 62 schreibt, dass Lesbias "Auffassung von Treue eine ganz andere als die von Catulls persona" sei, so müsste man fairerweise mindestens noch darauf hinweisen, dass es auch für Catulls persona durchaus nicht nur Lesbia zu geben scheint. Es wäre zu erörtern, welche Art von Treue nun genau gemeint ist.

Hild nimmt als Lesbiagedichte übrigens auch viele carmina hinzu, in denen Lesbia namentlich nicht erwähnt wird, bloss als puella etc. angesprochen wird. Im Falle von carm. 8, 11, 13 und einigen weiteren ist das noch naheliegend; was ist nun aber mit carm. 68 (Allius-Elegie), das ja formal schon ganz anders daherkommt? Als Erklärung heisst es dann stets nur: "Nach Ansicht vieler Interpreten verbirgt sich hinter der puella auch hier Lesbia." Ein grosses Problem bei der Interpretation von Catull war schon immer, dass man die Person der Lesbia ausfindig machen wollte. Nachdem man sie kurzerhand als Clodia identifiziert hat (übrigens wird sie zur genaueren Unterscheidung üblicherweise Clodia Metelli genannt, nicht "Clodia Pulcher" - und selbst dann müsste man das cognomen doch wohl zumindest in die feminine Form setzen), tappt man nur zu leicht in die biographistische Falle, indem man in die carmina Dinge hineininterpretiert, die im Text gar nicht stehen. Auf S. 18, 56f. und in einigen Fussnoten distanziert sich Hild zwar zunächst von einer solchen Art der Interpretation, schreibt dann aber im Zusammenhang mit carm. 83 betreffend Lesbias vir, Metellus habe dies und jenes erfahren, Lesbia greife Metellus direkt an, Metellus sei in dem Epigramm als Übeltäter ausgemacht usw. In der nochmaligen Zusammenfassung des Gedichtes auf S. 276 gipfelt dies in der Formulierung "Lesbias Ehemann Metellus" (sic!). Dazu schreibt Hild dann wiederum auf S. 61, diese Annahme habe er nur "für die Anschaulichkeit der Interpretation" gemacht und damit solle "einer schleichenden biographischen Annäherung nicht Vorschub geleistet werden". Doch ist dies, mit Verlaub, bereits wesentlich mehr als nur eine "schleichende biographische Annäherung".

Ärgerlich sind Fremdwortfehler wie S. 21 "subsummieren" (von sumere, nicht von summus!) oder S. 31 und einige weitere Male "posthum" (richtig postum, -hum ist volksetymologisch wohl wegen humus). S. 259 "senes severiorum" statt senes severiores geht noch unter "kleinere Nachlässigkeiten". Am Ende von carm. 83 setzt Hild "coquitur" (Konjektur Dousa/Lipsius; etwa von Fordyce in seinem Catullkommentar als "over-ingenious" abgelehnt), bleibt aber in der Übersetzung trotzdem bei loquitur, wie es auch in der Textausgabe von Mynors steht.

Eher irritierend wirkt, dass Hild regelmässig "Iovis" als Nominativ für Iuppiter einsetzt; so spricht er beispielsweise beim Zitieren der Wendung "Iovis aestuosi" aus carm. 7 vom aestuosus Iovis. Natürlich glaubt man hier sofort an ein ähnliches Versehen, wie es ihm bei den "senes severiorum" tatsächlich passiert ist. Hild argumentierte jedoch (pers. Mitteilung an den Rezensenten), dass man beim "eigenwilligen" Catull nicht wissen könne, ob er nicht etwa auf die archaisierende Nominativform Iovis anspielen wollte, zumal Iuppiter als Konkurrent Catulls bei Lesbia zur abzulehnenden älteren Generation gehöre. Wenn Catull diesen archaisierenden Nominativ hätte evozieren wollen, so hätte er ihn ja bewusst verwenden können. Tatsache ist aber, dass er bei der einzigen Stelle, wo der Gott im Nominativ gebraucht wird (70.2), ganz normal Iuppiter gesetzt hat. Die Verwendung des Nominativs Iovis durch Hild wirkt gesucht und unnötig, wenn nicht gar störend, und seine Argumentation ist Spekulation sine fundamento in re - ganz abgesehen davon, dass die Nennung Iuppiters in carm. 7 auch eine andere Funktion hat als in carm. 70 oder 72. Doch es ist nicht das einzige Mal, dass Hild Punkte, die aus dem Text hervorgehen, kurzerhand ausblendet, wenn sie nicht zu seiner Argumentationslinie zu passen scheinen.

Hilds Buch ist trotz, oder gerade wegen dieser diskussionswürdigen Punkte, eine anregende Lektüre und eignet sich gut dazu, sich erneut mit den Lesbiagedichten in ihrer ganzen Widersprüchlichkeit auseinanderzusetzen.

Beat Hüppin

De raptu Proserpinae. Ein Spielfilm von Claude Aubert

Am 2. April fand in Pully bei Lausanne die Premiere des gleichnamigen Films von Claude Aubert statt. Er zeigt die Geschichte vom Raub der Proserpina, die uns von Ovid und Claudian erzählt wird. Wie schon die beiden früheren ("Amor und Psyche" und "Echo und Narziss") ist auch dieser Film wiederum ohne Sponsorengelder, mit Laienschauspielern und der Hilfe von Freiwilligen produziert worden. Er ist nicht vergleichbar mit den üblichen kommerziellen Kinofilmen zu antiker Thematik, die fast ausschliesslich historische Inhalte behandeln und dem Kasssenerfolg zuliebe viel Gewicht auf "sex and crime" und oft blutige Schlachtdarstellungen legen.

Dieser Film hingegen entführt uns in die Welt des Mythos. Inmitten einer blühenden Landschaft begegnen uns die griechischen Götter, fast alle jung und schön, wie sie ja waren, meilenweit entfernt von den starren weissen Marmorfiguren, die in den grossen Museen herumstehen.

Ihre elementaren Empfindungen werden eindrücklich herausgearbeitet: so etwa die anfängliche Einsamkeit und Traurigkeit Plutons, der überall Liebende beobachtet und selber keine Frau findet. Auf seinen Wegen begegnet er zum Beispiel Daphnis und Chloë (den Hauptfiguren aus dem Hirtenroman des Longos), was im Film übrigens Anlass gibt für einen wunderschönen Tanz, in dem die beiden ihre Liebe zum Ausdruck bringen. Oder er trifft auf Chaireas (aus de Roman von Chariton), der über dem Grab seiner verstorbenen Frau Kallirhoë trauert. Ueberhaupt versteht es Claude Aubert, geschickt Figuren oder Motive aus andern antiken Texten mit einzubeziehen und so die Aussage des Films zu vertiefen.

Psyche, Hauptfigur des vorherigen Films und selber einmal in die Unterwelt hinabgestiegen, übernimmt die Rolle der Erzählerin und berichtet uns die bewegende Geschichte ihrer Freundin Proserpina. Wiederum, wie schon in den andern Filmen, hören wir die Darsteller nicht direkt sprechen, sondern die Stimme aus dem "Off" begleitet und kommentiert die Geschehnisse. Nicht nur Pluton, auch die übrigen hier agierenden Götter werden lebendig, geradezu "menschlich" dargestellt in ihren Empfindungen und Reaktionen: Venus, die Eifersüchtige, die noch so froh ist, Proserpina an den Unterweltsgott zu verkuppeln und so eine Rivalin loszuwerde, überredet diese voll Hinterlist, das Gebot ihrer Mutter Ceres zu übertreten, den Ort ihrer Abgeschiedenheit zu verlassen und mit ihren Gefährtinnen Blumen pflücken zu gehen.

Hier ist es denn auch, dass Pluton, schon von Cupidos Pfeil getroffen, sie erblickt und kurz entschlossen entführt. Auch wenn er hier nicht mit Ross und Wagen erscheint, wird die Brutalität des Vorgangs deutlich genug. Die Nymphe Cyane versucht verzweifelt, sich ihm in den Weg zu werfen, wird aber kurzerhand (und ganz nach Ovid) in eine Quelle verwandelt. In diesem Moment (und es ist dies nicht der einzige im Lauf des Filmes) wird uns beim Zuschauen plötzlich bewusst, dass wir es hier mit einem Mythos zu tun haben, wo sich durchaus auch Metamorphosen ereignen können.

Indessen beginnt nun bei Proserpina ein spannender seelischer Prozess. Wir können verfolgen, wie aus der anfänglichen Ablehnung gegenüber dem Unterweltherrscher mit der Zeit eine gewisse Akzeptanz und schliesslich eine tiefe Liebe entsteht. Es ist ja auch nicht so, dass die Unterwelt hier nur düster und unheimlich wäre. Oft sehen wir Proserpina in den elysischen Gefilden wandeln und mit seligen Verstorbenen Freundschaften schliessen. Durch eine spezielle Lichttechnik gelingt es Claude Aubert, diese paradiesische Gegend von der irdischen Welt abzuheben, wobei freilich auch letztere wunderbar grün und blütenreich ist. - Der Unterweltherrscher macht selber einen vergleichbaren Prozess durch und wandelt sich im Lauf des Filmes zum zärtlich liebenden Gatten.

Eindrücklich ist die Darstellung der Ceres. Als sie feststellt, dass ihre Tochter verschwunden ist, ist sie beunruhigt und wird von schlimmen Träumen geplagt Das geht soweit, dass sie sie gefesselt in einem Gefängnis erblickt. Sie macht sich nun auf eine lange Suche, findet endlich eine Spur und erfährt schliesslich vom Sonnengott, dass Pluton ihre Tochter in die Unterwelt entführt habe. Doch dort versperrt ihr Charon den Eingang. Ihre Reaktion ist Trauer, dann Wut, am Ende schwört sie Rache. Wir können sehen, wie sie, die Göttin des Pflanzenwachstums, Felder verdorren lässt, wie Blätter fallen und wie Krähen verzweifelt die letzten Körner aufpicken. Jupiter, hier als verantwortungsvoller Herrscher gezeichnet (und von Claude Aubert selber gespielt) muss jetzt eingreifen. Von der Parze (ein starkes Bild, wie sie dasitzt mit ihre Spinnrad!), erreicht er für Proserpina eine Ausnahme: Unter der Bedingung, dass sie keine Unterweltsspeise angerührt hat, darf sie zurück zu ihrer Mutter. Aber, - das verrät der Gärtner Askalaphos -, sie hat dort unten sieben Körner eines Granatapfels gegessen. So muss sie vor den Augen ihrer Mutter kurz vor dem Ausgang zur Oberwelt wieder umkehren.

Ceres ergrimmt von neuem und noch viel mehr und beschliesst, auf der Erde ewigen Winter dauern zu lassen. Wir sehen hungrige Menschen über nackte Aecker irren und schlotternd um mickrige Feuerlein kauern.

Jetzt beruft Jupiter eine Götterversammlung ein. Auch da geht es sehr "menschlich" zu; die Olympier geraten in Streit, und nur nach einem erneuten Gang zur Parze wird die Kompromisslösung gefunden, dass nämlich Proserpina jeweils acht Monate auf der Erde bei ihrer Mutter und vier in der Unterwelt bei Pluton verbringen soll. Jupiter höchstpersönlich begibt sich in die Unterwelt, um ihr diesen Beschluss mitzuteilen.

Leicht fällt beiden Gatten die Trennung jetzt nicht mehr. Aber oben ist dann die Freude doch auch gross, die Mutter wieder zu sehen und wieder mit den früheren Gefährtinnen Blumen pflücken zu dürfen.

Ganz zum Schluss erfahren wir noch aus Psyches Mund, dass auch Chaireas seine Gattin, an deren Grab er unablässig weinte, wieder bekommen soll. Ungläubig begibt er sich zum Eingang der Unterwelt, doch tatsächlich sieht er nach den vier Monaten, wie Kallirhoë an der Hand von Proserpina zur Oberwelt hinaufkommt.

So gewinnt der uralte Vegetationsmythos eine neue Dimension, und wir merken, dass es hier letztlich um Tod und Auferstehung geht.

In dieser sehr lebendigen, "menschlichen" und hochästhetischen Deutung, die zudem durch die eigens dafür komponierte Musik von Yves Ruhlmann einfühlsam untermalt wird, kann der Mythos vom "Raub der Proserpina" gewiss auch Schülern nahegebracht werden. Da der Text französisch gesprochen wird, ist eine sorgfältige Einführung allerdings unverzichtbar.

Die DVD kann bezogen werden: http://www.swissdvdshop.ch/de-raptu-proserpinae/product_info.php/products_id/2094?osCsid=e8b5687599d63e8972433e447bb5006d

Barbara Bucher-Isler

Klaus Bartels, Geflügelte Worte aus der Antike. Woher sie kommen und was sie bedeuten, Darmstadt (Philipp von Zabern) 2013, 167 S., ISBN 978-3-8053-4637-5

Über 40 Jahre sind dahingegangen zwischen dem von Klaus Bartels im Jahr 1966 in der Reihe „Lebendige Antike“ publizierten kleinen Artemis Bändchen „Veni vidi vici“ von 88 Seiten und der 12. Auflage der Sammlung von geflügelten Worten im Jahr 2008 mit 215 Seiten. Und nun, fünf Jahre später, legt Klaus Bartels diese neuste Publikation zu „geflügelten Worten“ vor.

Wer heute einem „geflügelten Wort“ auf die Schliche kommen will, greift nicht zuerst zum klassischen Büchmann und auch nicht zu Bartels, sondern gibt in Google „Geflügeltes Wort“ ein und wird nach einleitenden Informationen auf die „Liste geflügelter Worte“ verwiesen, wo er entsprechende Einträge zu allen Buchstaben des Alphabetes findet – tausende von geflügelten Worten schwirren ihm entgegen! Wer nicht nur hie und da noch ein „geflügeltes Wort“ benutzt – meistens ohne sich dabei bewusst zu sein, dass er in langer literarischer Tradition steht – sondern sich dafür interessiert, woher ein solches Wort kommt und was es eigentlich bedeutet, möchte vielleicht erfahren, warum es denn neben Wikipedia noch einen „Bartels“ braucht, oder geflügelt ausgedrückt, was denn der springende Punkt der neusten Publikation sei. Da bietet der „springende Punkt“ eine gute Gelegenheit. „Springender Punkt“ bei Wikipedia hält fest, dass in der Physiologie damit der pulsierende Blutpunkt in einem bebrüteten Hühnerei gemeint sei, den Aristoteles experimentell festgestellt habe, erwähnt das entscheidende griechische Wort πηδάω, sagt, dass Theodor von Gaza im 15. Jh. den Ausdruckt „punctum salit“ verwendete, was zum „punctum saliens“ wurde, fügt ein Zitat Schillers an und weist noch auf Erhardts „hüpfendes Komma“ hin. Seriöse Angaben! Bartels in Veni vidi vici von 2008: Natürlich Aristoteles mit Originalzitat, dann der Hinweis, dass „Punctum saliens erstmals 1610 in der lateinisch geschriebenen Ornithologie Aldrovandis erscheine und zum Schluss die Erklärung, dass „der springende Punkt“ den entscheidenden Punkt einer Argumentation meine. Und nun „der springende Punkt“ in der neusten Publikation: die philologische Erklärung, eingebettet in vorangehende Sätze zu „geflügelte Worte“ – es geht ja um Hühnereier - und in mehrere physiologische Tatsachen anhand von Aristoteles, erwähnt dann Theodor von Gaza, Aldrovandi, Schillers Elegie und schliesst mit einer Zusammenfassung der Verwendung des Ausdrucks in Zoologie, bei Anwälten und Politikern, die mit dem Laserpointer auf den springenden Punkt einer Beweisführung zeigen.

Was ist der springende Punkt der neusten Publikation zu den „geflügelten Worten“? Am auffälligsten ist der „Bartels’sche“ Stil, wie er aus den Wortgeschichten, den Streiflichtern aus der Antike, aus Roms sprechenden Steinen unverwechselbar bekannt ist. Weitere Markenzeichen sind die philologische Genauigkeit, die treffenden Übersetzungen – wobei man gerne feststellt, dass auch Übersetzungen anderer gewürdigt werden, z. B. Golo Manns Wiedergabe des carpe diem mit „freue dich heut“, von dem Bartels anerkennend sagt „Er hat es getroffen“. Besonders wertvoll sind die Überlegungen zu Bedeutungswechsel von „geflügelten Worten“ z. B. mens sana in corpore sano oder das heute in falschem Sinn gebrauchte Wort (alea iacta est). Beeindruckend ist bei jedem der über 40 Lemmata die Fülle der Informationen, die nicht positivistisch aneinandergereiht wird, sondern sinnvoll in den Duktus des zielgerichteten Textes eingebaut ist.

Unter ein behandelten „geflügelten Worten“ hat es auch einige biblischen Ursprungs (Dominus providebit, in hoc signo vinces, nach uns die Sintflut), und Antikes wird bis in ein lutherisches Kirchenlied hinein verfolgt (omnia mea mecum porto). So wird sichtbar, dass „geflügelte Worte“ eine Art Koine geworden sind, die sich über Jahrtausende hin ausgebildet hat. Wer weiss, ob diese nicht bald noch die einzige Verbindung zur Antike darstellt? Darum ist es gut, neben Wikipedia auch den „Bartels“ zu haben, da dieses Werk sich in seinen Artikeln ab ovo mit dieser Koine befasst.

Alois Kurmann
Update: 7.5.2017
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Update: 7.5.2017 © webmaster