SAV/ASPC/ASFC
 
 

Bulletin 91/2018

Inhalt

 

Vorwort

Liebe Leserinnen, liebe Leser

Im Leitartikel L’enseignement du latin du XIXe au XXIe siècle dans le canton de Vaud zeigt die Autorin Géraldine Voelke auf, wie der Lateinunterricht auf die Umstände der jeweiligen Zeit hin angepasst wurde. Sie schliesst Ihre ausführlichen Betrachtungen mit dem Aufruf ab, den kulturellen Austausch in der Klasse vermehrt in die Unterrichtsvorbereitung einfliessen zu lassen.

Wie sehr diese Forderung für das Latein bereits in Veranstaltungen umgesetzt wird, beweisen einmal mehr die zahlreichen unterschiedlichen Anlässe in der ganzen Schweiz. Ein paar Leckerbissen aus der Westschweiz präsentieren wir in diesem Bulletin.

Auch das neue Lehrmittel Aurea Bulla ein Schweizer Latein-Lehrmittel basiert auf der Mehrsprachigkeitsdidaktik. Martin Müller war der Projektleiter. In seinem Artikel auf der Seite ? berichtet er von den Herausforderungen, die das Schreiben eines neuen Lehrmittels mit sich bringt.

Auf eine anregende Lektüre!

Petra Haldemann
 

Thematischer Artikel

L’enseignement du latin du XIXe au XXIe siècle dans le canton de Vaud1
Compte-rendu

Comment le latin a-t-il été enseigné dans le canton de Vaud ces cent cinquante dernières années ? Voilà la question à laquelle cet article se propose de répondre. Après une courte introduction relative à l’attribution des prérogatives scolaires entre Confédération et cantons, la première partie esquisse la structure de l’école obligatoire vaudoise et l’impact que diverses Lois scolaires ont eu sur le collège, la voie de l’école obligatoire du canton de Vaud qui dispense l’enseignement du latin. La deuxième partie compare cinq plans d’études de latin, s’échelonnant de 1877 à 2011, pour cerner les changements qu’a connus l’enseignement de cette discipline. La conclusion articule une rapide récapitulation et s’attache aux défis et aux ouvertures qui attendent cette discipline scolaire.

I. La question scolaire entre Confédération et Cantons de 1848 à 18742

En 1848 est instaurée la seconde Constitution fédérale qui fait de la Suisse, alors Confédération d’États, un État fédéral pourvu d’un parlement, d’un gouvernement, d’un tribunal, autant d’institutions qui témoignent de sa volonté de construire un seul et même État. L’instruction fait aussitôt l’objet d’un débat pour déterminer si l’État doit imposer un seul système d’enseignement ou si les cantons conservent leurs prérogatives qu’ils détiennent depuis l’Acte de Médiation de 1803, édicté par Napoléon. Or, les cantons décident de garder leur souveraineté dans le domaine scolaire, tout en s’accordant sur le fait que l’éducation est un moyen pour construire une identité commune et consolider la démocratie dans le pays. Il est alors « inconcevable de prendre des mesures constitutionnelles, coercitives, pour imposer un système d’enseignement unifié sur le territoire national »3.

C’est ainsi que les programmes scolaires cantonaux introduisent une dimension plus confédérale avec l’apparition de la gymnastique militaire ou l’étude des langues reconnues comme nationales, à savoir l’allemand, le français et l’italien. Il faut relever cependant qu’en 1854 l’État fédéral prend financièrement en charge la création de l’École polytechnique de Zurich.

Cette unité confédérale se construit lentement n’échappant ni aux controverses soulevées par les Romands craignant l’hégémonie allemande ni aux réticences des cantons catholiques redoutant la suprématie protestante.

Dès 1869 la majorité radicale qui gouverne le pays entend bien renforcer le pouvoir de la Confédération en révisant la Constitution de 1848. Le 19 avril 1874, une nouvelle constitution, votée par les partis de la « Suisse protestante, industrielle et urbaine »4, reconnaît à l’État des prérogatives dans le domaine de l’instruction :

« Les cantons pourvoient à l’instruction primaire qui doit être suffisante et placée exclusivement sous la direction de l’autorité civile. Elle est obligatoire, et, dans les écoles publiques, gratuites. Les écoles publiques doivent pouvoir être fréquentées par les adhérents de toutes les confessions, sans qu’ils aient à souffrir d’aucune façon dans leur liberté de conscience et de croyance. »5

L’instruction publique en Suisse est donc obligatoire, gratuite dès la fin du XIXe siècle et n’impose pas la laïcité6. Forte de ce triple postulat, l’école se doit d’éduquer tous les enfants qu’elle accueille. Comme dans les autres cantons, de la fin du XIXème siècle au début du XXIème siècle, dans un contexte de démocratisation progressive des études, diverses lois scolaires du canton de Vaud tentent de prendre en compte les attentes sociales, la diversité des élèves et l’évolution du métier de l’enseignant en réformant le système scolaire, en créant et en mettant à disposition de nouveaux moyens d’enseignement et en adaptant les formations du personnel enseignant. Parmi ceux-ci, les plans d’études déterminent dès la fin du XIXe siècle les matières à enseigner, fixent les grilles horaires et inventorient les contenus pour chaque degré et chaque filière de la scolarité. Ces composantes varient au fil du temps et l’importance des diverses disciplines dans les cursus se modifient.

II. Changements dans la structure de l’école obligatoire vaudoise

Depuis la Loi du 31 janvier 1865, les jeunes enfants peuvent être accueillis dès l’âge de quatre ans et demi dans les écoles enfantines facultatives. Tous les enfants suivent l’école primaire de 7 à 12 ans : à l’âge de 13 ans (art. 38)7, écoliers et écolières peuvent être admis dans une école secondaire ou, pour les garçons, au collège. Dès 15 ans, soit à la fin de l’école obligatoire, les garçons des classes secondaires peuvent poursuivre leurs études à l’école industrielle cantonale et ceux du collège, au Gymnase.

Le collège ouvre la voie au Gymnase en section littéraire (jusqu’à 18 ans) ou scientifique (jusqu’à 17 ans). Le passage d’un degré à l’autre se fait à partir d’examens annuels, de même que pour entrer dans le secondaire et le collège, les élèves doivent subir « un examen satisfaisant sur tous les objets d’étude des écoles primaires » (art. 127, 2º), Ceux-ci comportent la religion, la langue française, l’écriture, l’arithmétique, la géographie, le dessin linéaire, le chant, l’histoire nationale, l’instruction civique, les notions élémentaires de géométrie, les notions de sciences naturelles et les ouvrages du sexe pour les filles (art. 18) En outre, une sélection « pécuniaire » des élèves se fait par l’argent dans la mesure où seuls les enfants des familles aisées peuvent accéder au collège puisque les parents doivent payer un écolage, les fournitures scolaires, l’uniforme et la casquette, ainsi que le logement en internat ou en pension lorsque le collège, situé dans une des grandes villes du canton comme Yverdon ou Vevey, est loin de leur domicile. Le collège cantonal à Lausanne est alors réputé pour son sérieux et la rigueur des enseignants qui y font étudier entre autres disciplines le grec et le latin. Il est alors la voie royale pour le Gymnase et l’Académie, alors que les collèges communaux où enseignent des maîtres venus pour une bonne part du primaire sont moins reconnus car ils préparent avec plus de difficultés les élèves à l’examen drastique d’entrée au Gymnase. En général, ceux-ci se dirigent vers les écoles industrielles.

La Loi du 19 février 1892 sur l’instruction publique secondaire précise que les élèves sont admis au collège ou à l’école secondaire selon un examen testant notamment leurs aptitudes en français ou en mathématiques (art. 100). Au collège, ils sont orientés dans la voie classique ou scientifique, deux voies qui conduisent ensuite aux sections littéraires et scientifiques du Gymnase. Le collège cantonal reste pourtant l’apanage des familles fortunées puisqu’il nécessite toujours d’importants frais, dus aux écolages, à l’équipement du collégien, voire à son hébergement si le collège est loin de son domicile.

La forte croissance de l’économie suisse durant les années 1945 à 1973 fait naître le besoin d’une augmentation de personnes qualifiées et les portes du collège, qui deviendra gratuit en 19608, s’ouvrent plus largement aux élèves qui en étaient jusque-là écartés pour des raisons financières ou parce que le système vaudois d’alors sélectionnait très rapidement les élèves en fonction de leurs bonnes aptitudes et de leurs moyennes.

Le projet de réforme de 1955 ne modifie pas la manière dont l’élève peut entrer au collège, puisque c’est toujours en fin de 3ème année primaire qu’un examen sanctionne son passage. En revanche, il introduit la mixité au collège et au gymnase. Avec la réforme de 1959, l’orientation est retardée car les collégiens suivent un programme commun de deux ans, en 4e (début de l’allemand) et 5e, avant d’être orientés selon leurs moyennes dans des sections : latin-grec (subdivisée en latin-grec ou latin-anglais) ; langues modernes ; mathématiques-sciences ou générale qui elle-même se subdivise en deux sections : générale littéraire et générale technique.

Autre changement notable né de cette réforme est le fait que les élèves qui ont manqué l’entrée à la fin de la 3e année primaire ont une seconde possibilité de faire l’examen d’entrée au collège à la fin de la 4e. Une dixième année de raccordement est même prévue à cet effet.

Par la Loi scolaire du 12 juin 1984, les classes primaires regroupent les quatre premiers degrés de la scolarité obligatoire, de 7 à 11 ans. La 5e année regroupant les élèves âgés de 11-12 ans est une année d’orientation. Elle permet de distribuer les écoliers dans trois filières du secondaire (division terminale, supérieure ou prégymnasiale). Durant cette unique année, ils suivent le même programme qui comprend l’enseignement de l’allemand et ils passent tous les semestres des épreuves d’arrondissement en français et en mathématiques qui comptent pour un tiers de leur moyenne annuelle. C’est cette moyenne qui déterminera la filière qu’ils pourront suivre en fonction d’un seuil défini par la commission scolaire d’arrondissement. En division prégymnasiale, la seule à proposer le latin, le choix des options s’est enrichi de l’option économique.

La réforme EVM (École Vaudoise en Mutation), adoptée par le peuple vaudois en 1996 suite à un referendum, répond au mécontentement d’associations de parents, d’enseignants et de certains politiques qui relèvent les profondes disparités entre les différents arrondissements qui fixent le seuil de passage entre les trois filières du secondaire. Cette réforme est différente des précédentes menées en terre vaudoise dans la mesure où elle est une réforme pédagogique qui vise à changer en profondeur les pratiques des enseignants, des parents et des élèves, en tenant compte notamment des différences entre ces derniers et en s’appuyant sur un partenariat avec les parents. Au moyen de critères d’observation complexes, les notes ayant disparu, et avec les résultats informatifs d’épreuves cantonales de référence, les parents de l’enfant et les enseignants ont deux ans (5e et 6e, les élèves sont alors âgés de 10 à 12 ans) pour déterminer de manière consensuelle, quelle filière secondaire correspond le mieux à l’élève. Il est alors orienté en voie secondaire à options, voie secondaire générale ou voie secondaire baccalauréat.

En 2011, EVM est remplacé par la Loi sur l’enseignement obligatoire, LEO, entrée en vigueur en août 2013. Le premier changement notable dû à la ratification par le peuple vaudois de l’accord HarmoS en 2010 (harmonisation des systèmes scolaires en Suisse) concernent les degrés primaires : ceux-ci se répartissent en deux cycles de quatre ans. Le premier regroupe ce qui était alors l’école enfantine (devenue désormais obligatoire) et pour le second cycle comprenant les deux années liées à l’orientation (7e et 8e Harmos) qui jusqu’à la LEO faisaient partie du secondaire I. Le degré secondaire I comprend dès lors les trois dernières années de la scolarité obligatoire, la 9e, 10e et 11e.

L’élève est orienté en 8e Harmos (à l’âge de 11-12 ans) dans les deux voies du secondaire I : la voie générale dotée de niveaux 1 et 2 pour le français, les mathématiques et l’allemand et la voie prégymnasiale. L’orientation se fait pour 70% en fonction de des résultats de l’année et pour 30%, ceux des épreuves cantonales de référence. Pour être orienté en voie baccalauréat, l’élève doit obtenir 20 points dans le premier groupe (français, allemand, mathématiques et sciences) et 13,5 points dans le deuxième groupe (histoire, géographie, anglais). Enfin, notons que la décision finale d’orientation revient désormais au conseil de direction de l’établissement et plus à la conférence des maîtres.

Les diverses lois à l’origine de ces changements se reflètent dans les plans d’études, toujours postérieurs de quelques années qui sont consultables aux Archives cantonales vaudoises.

III. Plans d’études

En 1868 apparaît le premier plan d’études de l’école vaudoise qui rend manifeste la volonté du canton d’harmoniser l’ensemble du cursus scolaire dans les établissements primaires et secondaires. Ce plan d’études détermine précisément la répartition hebdomadaire des leçons, d’une durée qui a été évaluée à 60 minutes9, ainsi que le programme, les modalités et les moyens d’enseignement à disposition de l’élève. On est bien loin de 1806 et de la première Loi scolaire vaudoise qui décrivait un programme où n’était mentionné que l’enseignement de la lecture, de l’écriture et du calcul. L’époque est fortement influencée par les théories de Pestalozzi qui voit dans le cœur, la main et la tête, « les trois pôles d’une action éducative harmonieuse »10.

Avant d’en arriver à cette première planification, l’école vaudoise a cheminé progressivement vers cette élaboration en ajoutant d’abord en 1834 aux trois domaines précités l’enseignement d’autres disciplines comme les sciences naturelles, l’histoire suisse, l’instruction civique ou le dessin littéraire. Puis, en 1847 voyait le jour le Règlement pour les écoles publiques primaires qui distinguait les « objets d’enseignements communs aux deux sexes », comme la religion, le français, l’arithmétique ou le chant des psaumes, des contenus d’enseignement spécifiques à chaque sexe. Aux garçons étaient ainsi donnés des cours d’agriculture, de toisé et d’arpentage, alors que les filles travaillaient aux « ouvrages du sexe » (tricot, broderie, couture) ou apprenaient à tenir correctement le budget d’une maison à travers « l’économie domestique ».

Ce premier plan d’études de 1868 a été suivi d’autres, riches en informations relatives aux diverses disciplines et aux modifications qui ont touché leur enseignement. Ainsi, l’analyse comparative de cinq plans d’études de latin, datant respectivement de 1877, 1909, 1945, 1980 et 201111, permet d’illustrer l’évolution suivie par l’école obligatoire vaudoise, tout du moins par une de ses voies. Cette analyse porte sur les points suivants :
a) enclassement, nombre d’années et dotation horaire,
b) modalités,
c) programme,
d) manuels et supports,
e) place dans le plan d’études de la voie.

a. enclassement

En 1877 les élèves débutent l’apprentissage du latin à l’âge de 9 ans et l’étudient selon une dotation horaire très généreuse qui oscille entre 5 et 7 périodes hebdomadaires – en tout 42 périodes de près de 60 minutes réparties sur sept ans.

En 1909, le collège débute une année plus tard et ce sont des élèves âgés de 10 ans qui commencent désormais l’étude du latin à raison de 8 heures hebdomadaires d’environ 55 minutes. La dotation horaire oscille ensuite entre 6 et 8 périodes hebdomadaires – en tout 41 périodes de près de 55 minutes réparties sur six ans ; le retard dû au commencement plus tardif est donc quasiment comblé, même si les heures sont un peu plus brèves.

À la sortie de la seconde guerre mondiale, les élèves commencent toujours le latin à l’âge de 10 ans. Il faut cependant relever l’affaiblissement de la dotation horaire qui passe à 33 périodes d’environ 55 minutes pour la durée des six ans. Cette perte s’explique par l’apparition de nouvelles branches, comme les sciences naturelles (1 heure par semaine) ou l’anglais étudiés dès l’adolescence et par le poids accordé à d’autres matières, comme les mathématiques.

En 1980, le collège débute une année plus tard qu’en 1945 et les élèves sont alors âgés de 11 ans. Cette année-là, un cours d’initiation à la « civilisation romaine » et à la langue latine, « environ douze heures dans l’année », greffées sur les heures d’histoire et de français, est prévu pour tous les collégiens dans le but de « permettre au maître de déceler quels élèves auraient l’intérêt et les aptitudes nécessaires pour entreprendre des études en section latine ». L’étude du latin se poursuit avec une dotation horaire oscillant entre « 4 ou 5 » et 6 heures, soit 20 ou 21 périodes d’environ 55 minutes réparties sur quatre ans.

En 2011, le voie baccalauréat (équivalente au collège) commence lorsque les élèves sont âgés de 13 ans ; tout comme le nombre d’années, la dotation hebdomadaire a fondu, comptant désormais 4 périodes12, soit 12 périodes de 45 minutes réparties sur trois ans.

b) modalités

Le plan d’études de 1877 précise que durant les trois premières années l’élève prononcera « de vive voix » les phrases latines, puis les textes plus longs qu’il étudiera. Aussi la mémorisation joue-t-elle un rôle important et durant ses sept années d’étude, l’élève restitue par cœur en latin des extraits qu’il a préalablement traduits. Cette pratique est sans doute à ancrer depuis le début du XIXème siècle, alors que les supports en papier étaient rares et coûteux et que les élèves apprenaient à écrire sur une table recouverte de sable. Par ailleurs, les élèves pratiquent la traduction de phrases, puis la version et la permutation (sans doute la rétroversion) et dès 13 ans le thème et la lecture cursive en plus.

En 1909, précision devenue sans doute inutile, l’expression « vive voix » n’est plus mentionnée que pour les débutants de première année et la mémorisation des textes traduits, les années suivantes, n’est plus que partielle. Caractéristique du début du XXème siècle, le nouvel enseignement par approche intuitive est adapté à l’étude du latin et il est fait mention à deux reprises, entre 12 et 14 ans, que l’étude des règles de la syntaxe se fait d’abord par l’observation de la structure d’une phrase. Le compte-rendu, un nouveau type d’exercice, apparaît vers l’âge de 12-13 ans et côtoie thème, version et lecture cursive jusqu’à la fin du collège.

A l’issue de la seconde guerre mondiale, le plan d’études de 1945 est nettement moins détaillé, vu qu’il a été rédigé dans l’urgence et que le temps a manqué pour une concertation approfondie. Aussi ne mentionne-t-il que les modalités des trois dernières années, à savoir « thèmes et versions ».

En 1980, le plan d’études met l’accent sur le recours à la « méthode inductive » pour les élèves âgés de 12 à 15 ans, à côté des thèmes et des versions ; pour la dernière année, il préconise « surtout des versions » tout comme des conférences d’élèves.

Le plan d’études romand (=PER) de 2011, à la suite de changements dont il sera question dans la conclusion, ne se décline plus en termes de modalités.

c) programme

En 1877, les degrés 7 à 5 (9 à 12 ans) sont dévolus à l’étude de la grammaire, enrichie par la mythologie dès la 6e et la traduction de textes issus d’une anthologie, puis par la civilisation antique dès la 2e (14-15 ans). Les premiers textes évoqués sont des « fables » et les récits bibliques en 5e, les premiers auteurs sont Phèdre et Cornelius Nepos en 4e, rejoints par César et Ovide en 3ème, puis Tite-Live et Virgile en 2e, Salluste et Cicéron en 1e. Dès la 2e, les collégiens sont capables non seulement de scander hexamètres et pentamètres, mais également de les composer ces mêmes mètres.

Le programme de 1909 est très proche de celui de 1877, même si son rythme est plus dense, sans doute pour rattraper l’année perdue dans le cursus. Les premiers auteurs sont abordés en 4e, Lhomond et César pour illustrer l’histoire romaine, et Phèdre. Pour les autres années, le plan d’études propose les mêmes auteurs – Cicéron déjà en 2e – , tout comme une étude des Antiquités romaines, en 2e et en 1e, (« ce qui est nécessaire pour la tâche d’interprétation») et de l’Histoire de la littérature latine, en 1e. Il est à noter que les titres des œuvres sont indiqués.

Le programme de 1945 se concentre sur la grammaire, secondée dès la 4e par des textes : César, Ovide dès la 3e, Tite-Live, Cicéron et Virgile en 2e et 1e ; culture antique et mythologie ont disparu.

En 1980, après la 5e qui aborde la civilisation pour tous les élèves, les 4e et 3e sont dévolus à la grammaire, à côté de notions de culture et de documents archéologiques.

Le PER, lui, prévoit durant les trois années l’enseignement tant de la langue que de la littérature, en latin avec l’aide de textes adaptés et en traduction et de la civilisation, notamment dans la perspective de ses permanences actuelles. En revanche, le plan d’études ne précise aucun nom d’auteur.

d) manuels et supports

Le premier support que recommande le plan d’études de 1877 est le tableau noir. L’introduction du tableau noir en 1834 provoqua une véritable révolution, étant donné le peu de meubles et de matériel qui occupait alors les salles de classe. Par ailleurs, le plan d’études recommande un manuel de grammaire, une anthologie de texte, un ouvrage sur la mythologie et un autre sur la prosodie.

En 1909, cette bibliographie est enrichie par un livre de vocabulaire, deux manuels d’exercices, une autre anthologie de textes, une Histoire de la littérature.

En 1945, un seul livre est mentionné pour tout le cursus, un livre de grammaire.

Le plan d’études de 1980 ne mentionne plus de livre de grammaire, mais une méthode d’apprentissage, augmentée du Guide romain antique et, dès la 2e, d’un manuel de grammaire et d’un livre de vocabulaire. Il est important de noter qu’est évoqué également du matériel pédagogique à disposition de l’enseignant.

Le PER, quant à lui, ne prescrit aucun manuel ni support, laissant le choix aux divers cantons, étant donné que le latin est une spécificité cantonale.

e) place dans le plan d’études de la voie.

En 1878, le latin occupe une place importante dans le plan d’études : de la 7e à la 3e, il se trouve en cinquième position, après le français et la religion ; en 2e, la religion ayant disparu, il se trouve en deuxième position.

Cette position dans le « ranking » ne change pas en 1909, ni en 1945, où le latin repasse néanmoins à la troisième position en 2e.

En 1980, le latin perd plusieurs places, puisqu’il se retrouve en cinquième position, après le français, l’allemand, l’anglais et l’italien.

Dans le PER, le latin est une option spécifique.

IV. Synthèse

Le compte-rendu qui précède montre clairement qu’en un siècle et demi, le latin a traversé une évolution drastique de son enseignement au collège. La diminution du nombre d’années d’enseignement, due à un enclassement plus tardif, et celle de la dotation horaire en sont les symptômes les plus visibles, tout comme le changement de place dans le « ranking ».

Les changements que l’on peut observer pour les autres variables en revanche témoignent d’un repositionnement du latin dans le paysage scolaire visant le rapprochement avec les autres disciplines étudiées au collège pour aboutir, dans le PER, au concept central du « projet global de formation de l’élève».

Ainsi, le plan d’études de 1945 marque un moment de transition dans l’histoire des langues classiques car les collégiens peuvent désormais coupler l’étude du latin avec une langue vivante, l’anglais.

Les années 1980 constituent un autre jalon dans l’histoire de l’enseignement du latin. De fait, sa dimension langagière et culturelle est désormais présentée comme déterminante pour enrichir la culture des élèves, pour parfaire leur maîtrise de la langue française et développer leur esprit critique. La connaissance de la civilisation romaine, à la lumière d’une nouvelle science, l’archéologie, est également vantée pour contribuer à développer l’esprit critique et la conscience historique, notamment par le lien avec le monde gallo-romain, explicitement évoqué. Les années 1980 sont charnières aussi d’un autre point de vue. De fait, dans la grille du programme très détaillé, les expressions «objectifs généraux», «objectifs devant être atteints» et «méthode inductive fondée d’abord sur la comparaison de phrases latines et françaises» témoignent d’une nouvelle didactisation de la branche et de la mise en œuvre de la taxonomie de Bloom de 1956, basée sur les objectifs observables. Notons encore d’autres innovations pédagogiques, comme les «conférences» ou les travaux personnels en 9e, qui visent à développer chez l’élève une plus grande autonomie, ou encore la mise à disposition de matériel pédagogique à l’adresse des enseignants.

Aujourd’hui le PER se propose d’être au plus près des concepts tels que les définit le CECR (Cadre européen commun de référence pour les langues) et s’efforce d’en tenir compte. L’un d’eux est la conscience que les langues vivantes se modifient rapidement et qu’il n’est plus prioritaire d’apprendre parfaitement les règles qui régissent la justesse de l’expression. Apprendre beaucoup de langues et dans les plus brefs délais est devenu essentiel et au secondaire I, l’élève a déjà la possibilité d’étudier trois langues vivantes en plus du français.

Le PER propose plusieurs pistes pour ancrer le latin dans ce monde nouveau de la communication. Tout d’abord, et cela revient à une petite révolution dans le milieu des langues anciennes, le latin n’est plus considéré comme une langue morte qui peut être au service de l’apprentissage des langues vivantes, mais comme une langue à part entière poursuivant les mêmes objectifs que les autres langues, le français, l’anglais ou l’allemand, et pouvant ainsi être mis en relation avec elles13.

Parmi les objectifs du domaine Langues, désignés dans le PER par le terme «Intentions», relevons ceux qui visent à développer les «compétences de communication» comme la maîtrise de la lecture, de l’écriture ou des genres de texte, à maîtriser le fonctionnement des langues au moyen d’un «répertoire langagier plurilingue», à «construire des références culturelles communes», et à favoriser les attitudes positives d’apprentissage faces aux différentes langues en présence.

L’apprentissage du latin permet ainsi d’étudier une langue d’une manière différente, plus approfondie et plus critique, et de développer chez les élèves des compétences linguistiques qui d’une part affineront leur perception du sens et du poids des mots dans toutes les autres langues et qui d’autre part enrichiront leurs possibilités d’expression et les amèneront à mieux comprendre la valeur du discours des autres. Cette nouvelle voie dans laquelle se frayent les latinistes répond également aux exigences que le PER formule à propos de l’interculturalité. Il est en effet indispensable dans le monde multiculturel dans lequel nous vivons de travailler sur les outils qui permettront de développer chez les adolescents leurs capacités transversales14. Les élèves découvrent les liens qui les unissent aux hommes d’une Antiquité romaine qui fut culturellement plurielle et prennent à leur tour conscience de leur identité plurielle.

V. Conclusion

Pour que le latin attire les collégiens, il est essentiel que les enseignants placent les compétences interculturelles au cœur de leur enseignement. La globalisation fait cohabiter cultures et langues différentes au sein d’une même classe, ce qui nécessite une éducation à l’interculturalité pour une meilleure acceptation de l’autre. Dès lors, en raison de son éloignement et de son apparente étrangeté, l’Antiquité gréco-latine offre un extraordinaire terrain de jeu pour des allers et retours entre présent et passé, et pour développer le regard critique des élèves qui réalisent la permanence et l’évolution des grands thèmes de la société contemporaine. À travers l’altérité, ils découvrent ainsi leur propre identité.

Mais pour atteindre cet objectif, les enseignants ont à faire preuve de flexibilité intellectuelle car ils sont encore souvent influencés par l’enseignement qu’ils ont reçu et par le poids de la tradition de leur discipline scolaire. Il n’y a pas longtemps encore en effet que le thème était pratiqué et considéré comme un excellent exercice, que le texte était perçu comme un objet grammatical à traduire par un élève uniquement tendu vers la recherche de l’équivalence sémantique, et que seule la maîtrise la plus exhaustive des connaissances syntaxiques et morphologiques était de mise.

Géraldine Voelke

1 Les pages qui suivent reposent largement sur les contenus du séminaire « Histoire de l’éducation » dispensé par Sylviane Tinembart ainsi que sur le travail de groupe certificatif rédigé par Magdalena Hampel, Manuel Boris Pecoraro et Géraldine Voelke au printemps 2017 dans le cadre de la formation initiale des enseignants secondaires de la Haute école pédagogique du canton de Vaud. Je remercie M. Hampel et M. B. Pecoraro de m’avoir permis de reprendre le travail commun et de le modifier, ainsi que Mme Sylviane Tinembart pour sa relecture attentive et ses précieux éclaircissements. (> Text)

2 Hofstetter, R. (2012). La Suisse et l’enseignement aux XIXe-XXe siècles. Le prototype d’une « fédération d’États enseignants », Histoire de l’Éducation, 134, p. 59-80. (> Text)

3 Hofstetter, R. (2012), p. 67. (> Text)

4 Hofstetter, R. (2012), p. 67. (> Text)

5 Hofstetter, R. (2012), p. 68. (> Text)

6 Certains cantons à l’instar de Genève ou Neuchâtel ont inscrit la laïcité dans leur constitution cantonale. (> Text)

7 L’âge d’entrée dans l’école secondaire et au collège sera très rapidement adapté et s’abaissera jusqu’à l’âge de 9 ans. Le premier changement a déjà lieu avec la révision de la loi en 1869. Dans cette dernière, une école préparatoire (de 9 à 11 ans) pour le collège et l’enseignement secondaire est introduite. Celle-ci comporte de l’allemand et des leçons de choses. Le latin commence désormais à partir de 11 ans. (> Text)

8 Les manuels et les transports deviennent gratuits et les élèves reçoivent des indemnités d’entretien s’ils sont obligés de quitter leur commune pour aller au collège de la ville la plus proche, cf. Bober, G. (1988). La réforme scolaire vaudoise: genèse de la loi scolaire du 12 juin 1984. Loisirs et Pédagogie. (> Text)

9 Gilliéron Giroud, P. (2010). Temps scolaire de l’élèves dans le canton de Vaud : quelle évolution depuis le milieu du 19e siècle ? Actes du congrès de l’Actualité de la recherche en éducation et en formation, Université de Genève, p. 1-11. (> Text)

10 Langlois R. (2012). Les précurseurs de l’oralité scolaire en Europe. De l’oral à la parole vivante. Mont-Saint-Aignan: Presses universitaires de Rouen et du Havre, p. 212. (> Text)

11 Le Plan d’études romand, un plan d’études cadre visant à harmoniser l’école obligatoire en Suisse romande, est entré en vigueur en 2011 dans tous les cantons romands, sauf dans le canton de Vaud, qui l’a introduit en 2012. Enseigné dans six cantons romands sur sept au niveau de l’école obligatoire, le latin fait partie des « spécificités cantonales » – en Valais, l’enseignement du latin commence à l’école postobligatoire. Pour le PER : https://www.plandetudes.ch; pour le plan d’études « latin » dans le PER : https://www.plandetudes.ch/web/guest/latin (> Text)

12 De 2011 à 2013, la dotation horaire a passé petit à petit de 5 périodes pendant trois ans à quatre périodes pendant trois ans. (> Text)

13 « Le latin, commun à six cantons romands, est décliné dans la partie Spécificités cantonales. Il est organisé et décrit de la même manière que les disciplines faisant partie du domaine Langues. De nombreux liens avec les autres langues et avec les domaines et disciplines touchant aux différents aspects des cultures et civilisations antiques y sont mentionnés », in PER Structure globale du domaine. (> Text)

14 Les réflexions sur l’interculturalité en Suisse sont très riches à partir des années 70. Le document le plus important reste le Rapport 60 (CDIP, 2000). Avec le PER il y a dans les Cantons romands en particulier la volonté d’envisager la question de la diversité et du rapport à l’altérité comme des objets d’apprentissage et de réflexion. L’évolution de l’interculturalité dans le plan d’études Romand est visible dans la recherche suivante : Nicollin, L. & Mirza, N.M. (2013). Le rapport à l'altérité et à la diversité dans les plans d'études de Suisse romande: Quelles conceptions d'une éducation à l'altérité? Lausanne : Université de Lausanne. (> Text)

 

Anzeigen und Mitteilungen

Jahresbericht des Präsidenten 2017

Liebe Mitglieder des SAV,
Als ich im Juni das Archiv des SAV an der Kantonsschule Alpenquai besuchte, welches die Jahre 1959 bis 1993 umfasst, erlebte ich eine grosse Überraschung: Unser Verband feiert nämlich dieses Jahr sein 100jähriges Bestehen. Ich möchte euch daher anhand von ein paar Beispielen zeigen, was sich geändert hat, und noch viel mehr, was gleich geblieben ist. Da das Archiv knapp 60 Jahre zurückreicht, werde ich aus der Jugend des SAV nur wenig berichten können.
Immerhin sind die Statuten aus der Gründungszeit zumindest partiell noch verfügbar: Der erste Satz von Artikel 1 unserer Statuten hat nämlich die letzten 100 Jahre beinahe unverändert überstanden und zeigt die Kontinuität unserer Arbeit und unserer Anliegen: „Der Schweizerische Altphilologenverband (S.A.V.) hat den Zweck, die Lehrer der alten Sprachen an den schweizerischen Mittelschulen wissenschaftlich und methodisch zu fördern und ihnen durch die Gelegenheit zu persönlichem Verkehr weitere Anregungen zu bieten.“ Einzig die feminine Form „Lehrerinnen (und Lehrer)“ hat in den 90er Jahren Einzug gehalten.
Die Mitgliederzahl ist zwar seit 1976 stark gesunken (von 362 auf 269), doch ist dies zu einem grossen Teil auf den Rückgang der Lehrpersonen der Alten Sprachen zurückzuführen. Der SAV steht nach wie vor als starker Verband da und gehört im VSG zu den aktiven Fachverbänden.
Die Aufnahme in den Verband ist heute mit dem Beitrittsformular auf der Website deutlich einfacher als 1979, als die damalige Oberassistentin an der Universität Fribourg einen formellen Brief an den Präsidenten verfassen musste: „Im Anschluss an den mir empfohlenen Besuch der Altphilologen Tagung in Baden möchte ich gern Mitglied des Schweizerischen Altphilologenverbandes werden und bitte Sie daher höflich, meinem Antrag zu entsprechen, bzw. um Auskunft über eventuelle Beitrittsformalitäten.“
Im Übrigen war die Mitgliederwerbung schon 1967 ein brennendes Thema, wie aus einem Brief an die Mitglieder hervorgeht: „Wir stellen immer wieder fest, dass noch manche Kolleginnen und Kollegen an unseren Gymnasien dem SAV und dem VSG fernstehen. […] So liegt es denn an Ihnen, liebe Kolleginnen und Kollegen, die Phalanx des SAV zu stärken. […] Fordern Sie alle Kolleginnen und Kollegen, die Sie entdecken, liebenswürdig, aber hartnäckig zum Beitritt auf.“ Diesen Aufruf kann ich heute gerne wiederholen.
Der Verband führte auch früher bereits Umfragen durch, als es noch keine Google-Formulare gab, welche den Versand und das Ausfüllen erleichtern und die Auswertung übernehmen. So liest man in einem Fragebogen (wohl aus den 60er Jahren) u.a. „Benutzen Sie eine Grammatik? welche? Oder diktieren Sie den Grammatikstoff?“, „Lassen Sie die Schüler auswendig lernen? Was? nach welchen Gesichtspunkten wählen Sie aus?“ und (zur schriftlichen Maturitätsprüfung) „Stehen Hilfsmittel zur Verfügung? Welche?“. Wie man unschwer erkennen kann, sind die Themen nur teilweise anders als heute, und der Föderalismus in der Bildungspolitik hat erst in den letzten Jahren einer unseligen Tendenz zur Harmonisierung (besser: zur Gleichmacherei im Dienst der Qualitätssicherung) weichen müssen.
Das im vergangenen Jahr entwickelte neue Logo des SAV hat sich bereits gut etabliert. Aus den Unterlagen im Archiv geht hervor, dass das alte Logo in seiner ersten, noch zweisprachigen Form in den 70er Jahren ebenfalls intensiv diskutiert worden ist.
Die Unterstützung des SAV durch die Politik war vor 40 Jahren noch ganz anders, wie in einem Brief des Rektors der Bündner Kantonsschule zu lesen ist: „die Bündner Regierung und die Stadt Chur haben sich bereit erklärt, für die Teilnehmer am Weiterbildungskurs ‚Rätia prima‘ einen kleinen Empfang mit Aperitiv in der Rathaushalle zu veranstalten.“ Heute kann man froh sein, wenn man die Räumlichkeiten für Weiterbildungsveranstaltungen nicht bezahlen muss (wenn denn die Lehrpersonen überhaupt eine Weiterbildung an einem beliebigen Datum ausserhalb ihres Kantons besuchen dürfen), abgesehen davon, dass viele Regierungen den Lateinunterricht ohnehin abschaffen möchten.
Doch schon bald zeigten sich die Vorboten des Niedergangs, der bis jetzt anhält und sich, wie ich unten zeigen werde, leider noch beschleunigt hat. So bittet unser ehemaliges Mitglied Jörg Büchli am 27. Mai 1986 in einem Memorandum „für die Durchführung einer Aussprache innerhalb des Schweizerischen Altphilologenverbandes zum Thema ‚Die Situation des Griechisch-Unterrichtes an den Schweizer Gymnasien‘ “ und begründet dies folgendermassen: „Der Typus A kämpft vielerorts nur noch um sein Ueberleben […] Vielerorts ist die Führung des Typus A von der Gunst des Rektors abhängig […] Infolge des heutigen utilitaristischen Trends droht das Griechische immer mehr zur Fachsprache der Theologen abzusinken.“ Heute stehen wir mit dem Latein am gleichen Punkt, und dies ist nicht unwesentlich auf die Revision der MAV zurückzuführen, wie es G. Naville und Theo Wirth im Frühjahr 1993 vorausgesehen haben. Ihre Stellungnahme ist immer noch lesenswert, hier zur Verdeutlichung nur zwei markante Punkte daraus: „Ist eine Revision der heute gültigen MAV nötig? NEIN!“ sowie „Das Geschäft ist ausserdem völlig ungenügend vorbereitet worden: […]“.
Wie man erkennen kann, haben sich Themen und Methoden, Probleme und Lösungen in den letzten 60 Jahren nicht stark verändert. Der Vorstand hat entschieden, als Andenken an unser Jubiläum einen passenden Kugelschreiber herzustellen, und am Nachtessen wartet noch eine weitere kleine kulinarische Überraschung auf uns.

Nicht nur der SAV feiert ein Jubiläum, sondern auch die Schweizerische Vereinigung für Altertumswissenschaft wird 2019 75 Jahre bestehen: 1944 erschien unter ihrer Ägide der erste Band des Museum Helveticum. Die SVAW nimmt das Jubiläum zum Anlass für einen Rückblick und einen Ausblick. In sechs interessanten Projekten soll einerseits die Entwicklung und der Stand der Altertumswissenschaften in Gesellschaft, Schule und Universität untersucht werden. Andererseits hat der Vorstand der SVAW unter dem Motto „Schweizerische Altertumswissenschaften für das 21. Jahrhundert“ einige Vorschläge für die Weiterentwicklung unserer Fächer und für ihre Stärkung in den kommenden Jahrzehnten ausgearbeitet, über die Vertreterinnen und Vertreter von Hochschulen und Schulen am 13. September in Bern intensiv diskutiert haben. Alle Informationen dazu findet man auf der eigens für diesen Zweck eingerichteten Website unter der Adresse www.ant21.ch.

Der verklärende Blick auf die Vergangenheit soll jedoch nicht die kritische Beobachtung der Gegenwart überdecken. Und hier ist es leider so, dass sich die unguten Tendenzen aus dem ersten Teil meiner Präsidentschaft fortgesetzt und sogar eher beschleunigt haben. Aus verschiedenen Kantonen haben mich in den vergangenen 12 Monaten Hiobsbotschaften erreicht.
Der Kanton Luzern plante die Abschaffung des Lateins am Untergymnasium; der Amtschef verbat sich die Einmischung von aussen, was den SAV jedoch nicht davon abhielt, eine Petition (mit fast 5000 Unterschriften) und eine durchaus beachtete Medienkampagne zu lancieren. Unsere Arbeit und das grosse Engagement unseres ehemaligen Vorstandsmitglieds Christine Stuber hatte leider keinen Erfolg: Latein verschwindet ab 2019 vollständig aus der Stundentafel.
Im Kanton Uri soll das erst vor wenigen Jahren wieder reaktivierte Schwerpunktfach Latein ganz aus dem Angebot gestrichen werden (aus absolut fadenscheinigen Gründen), im Kanton Obwalden ist das Lateinangebot aus Spargründen für zwei Jahre sistiert.
Am Untergymnasium im Kanton Zürich droht im Zug der Standardisierung der Stundentafeln eine massive Reduktion des Lateinunterrichts. Über die Lateinpflicht an der Universität soll künftig nicht mehr die Fakultät, sondern jedes Fach einzeln entscheiden. Es ist damit zu rechnen, dass nur noch ganz wenige Fächer ein Latinum fordern werden.
Und im Bildungsraum Nordwestschweiz hat sich die lange aktive und erfolgreiche Gruppe „Latein macht Schule“ aufgelöst. Ihr sei an dieser Stelle nochmals für die intensive und wegweisende Arbeit gedankt. Zugleich ist im Kanton Solothurn eine markante Abnahme der Schülerzahlen in den Alten Sprachen zu beobachten, und im Kanton Aargau soll das altsprachliche Angebot auf wenige Schulen zentralisiert werden.
Ein Lichtblick bildet vielleicht noch die Entwicklung in Basel, wo das Lehrmittel „Aurea bulla“ erfolgreich im neuen Fach „Lingua Latein“ eingesetzt wird. Der SAV hat für dessen Evaluation einen Beitrag von 1000 Fr. gesprochen.

Ich bin froh, in diesen unruhigen Zeiten auf einen gut funktionierenden und engagierten Vorstand zurückgreifen zu können. Die beiden neuen Mitglieder, Antje Kolde und Martin Stüssi, haben sich bestens integriert. Der Vorstand traf sich zu drei Sitzungen in Olten, Bellinzona und Wetzikon. Die meiste Arbeit erfolgt wie üblich vor und nach diesen Treffen. Petra Haldemann und Barbara Cristian zeichnen sich verantwortlich für zwei gehaltvolle Bulletins im neuen, ansprechenden Layout. Dank Philipp Xandry konnten wir wiederum einen grossen Newsletter verschicken (der zweite folgt im Dezember), und der kleine Newsletter, der von Barbara Cristian betreut wird, hat bereits seine 11. Nummer erreicht. Daniel Rutz kümmert sich umsichtig um die Finanzen und das Certamen Helveticum. Er hat zudem aufgrund der von ihm durchgeführten Umfrage ein neues Konzept für die Weiterbildung vorgeschlagen, welches wir ab 2017 umsetzen: Künftig arbeitet der SAV mit sprachregionalen Anbietern zusammen, um seinen Mitgliedern pro Jahr und Sprache mindestens einen Weiterbildungskurs zu ermöglichen. Dank den Protokollführern Lucia Orelli und Martin Stüssi werden unsere Diskussionen gut dokumentiert. Antje Kolde hat unseren Blick auf die Westschweiz, der nach dem Weggang von Christine Haller, die den SAV weiterhin in der Euroclassica vertritt, etwas verloren gegangen ist, wieder neu geschärft, und Ruedi Wachter bringt stets gewinnbringend die Perspektive der Hochschulen ein und knüpft den Kontakt zu ihnen. Zusammen mit Katharina Wesselmann leitete er mit grossem Erfolg die Arbeitsgruppe der Alten Sprachen an der Konferenz Übergang Gymnasium–Universität 3, welche am 11./12. September an der Universität Bern stattfand. Der dabei entstandene Bericht ist bereits auf math.ch/kugu3 publiziert und soll im Januar 2018 als Beilage zum Gymnasium Helveticum auch noch gedruckt erscheinen. Ihnen allen sei hier für ihr grosses Engagement gedankt, ebenso wie allen Kolleginnen und Kollegen, die sich an ihren Schulen und in ihrer Region für den Erhalt, die Präsenz und die Geltung der Alten Sprachen einsetzen, so insbesondere dem Kulturmonat IXber, der dieses Jahr erneut mit einem sehr attraktiven Programm aufwartet, dem Lateintag in Brugg, dem Forum Alte Sprachen Zürich und dem Groupe romand des études grecques et latines.

Damit endet wie geplant meine zweite Präsidentschaft. Dem neuen Präsidenten wünsche ich ein bildungspolitisches Umfeld, in welchem die Alten Sprachen wieder die Beachtung finden, die ihnen zusteht.

Lucius Hartmann

Protokoll der Jahresversammlung vom 24.11.2017 in Zug

Presenze del comitato: Lucius Hartmann — Petra Haldemann, Antje Kolde, Lucia Orelli Facchini, Daniel Rutz, Martin Stüssi, Philipp Xandry. Assenze scusate del comitato: Barbara Cristian, Rudolf Wachter.

Il presidente Lucius Hartmann apre l’assemblea annuale e menziona i nomi di tutti gli assenti scusati.

Circola la lista delle presenze: sono presenti 26 soci SAV/ASPC/ASFC.

1. Verbali delle assemblee 2015 e 2016

I verbali 2015 e 2016 sono accettati all’unanimità.

2. Relazione annuale del presidente

La relazione di Lucius Hartmann è pubblicata online all’indirizzo http://www.philologia.ch/Bulletin/Bulletin12018.php#jahresbericht e allegata in formato cartaceo.

3.1 Finanze: relazione del tesoriere, revisione, budget, tesseramento dei soci

Il tesoriere, Daniel Rutz, distribuisce e commenta i conti annuali consuntivi 2016-17 (Jahresrechnung SAV 2016-2017, 01.08.2016-31.07.2017) forniti in allegato. Si registra un importo in perdita di 2'054.95 CHF.
Il rapporto dei revisori è approvato all’unanimità dando scarico al comitato.

Presenta due diversi preventivi per l’anno 2017-2018 (Budget 1-2 2017/18) forniti in allegato. Il Bollettino con il nuovo layout risulta leggermente più caro. Le nuove voci AppStore e Portalseite sono costi aggiuntivi. Il preventivo 1, alla voce Portalseite, presenta un importo di 2'000.- CHF, il preventivo 2 di 4'000.- CHF. Il primo prevede l’intervento di uno studente (parte grafica ca. 1'500.- CHF, programma ca. 500.- CHF), il secondo di un professionista. Il preventivo 1 (Budget 1 2017/18) viene approvato all’unanimità.

Propone di mantenere la quota di tesseramento inalterata.
Si approva all’unanimità.

3.2. Finanze: situazione di cassa al 31.7.2015

Questa trattanda non può ancora essere evasa. Philipp Xandry se ne farà carico.

4. Rinnovo generale delle cariche del comitato (Prof. Dr. Karin Schlapbach, Università di Friburgo), presidente (Philipp Xandry), delegati e revisori.

Il comitato viene riconfermato unanimemente. Visto che gli statuti dello SAV (http://www.philologia.ch/Statuten.php Articolo 8) prevedono un numero massimo di nove membri per il comitato, la prof. dr. Karin Schlapbach vi partecipa come membro senza diritto di voto. Nuovo presidente SAV/ASPC/ASFC è Philipp Xandry che verrà affiancato da Martin Stüssi. Il presidente uscente, Lucius Hartmann, si congratula con Philipp Xandry.

Sono confermati delegati Andreas Külling e Melanie Kissling all’unanimità.

Revisori sono eletti Thomas Dewes e Björn Infanger all’unanimità.

5. Mozioni e proposte da parte del comitato

Formazione continua (Weiterbildung): il presidente spiega il nuovo concetto di formazione continua monitorato dallo SAV/ASPC/ASFC in stretta collaborazione con le Alte Scuole pedagogiche e con altre istituzioni in modo da garantire un’offerta annua in Svizzera.

6. Mozioni e proposte da parte dei soci

Antje Kolde (HEP Vaud) riferisce del grande successo delle rappresentazioni teatrali tenute in greco antico con sottotitoli francesi dell’Agamennone di Eschilo, proposti dall’Associazione AGLAE al Théâtre Cité Bleue di Ginevra il 14 e il 18 novembre 2017. Gli studenti-attori sono a disposizione per conferenze sulle scelte relative alle maschere e alla musica dello spettacolo.
Riferisce del Festival Européen Latin Grec, 22-25 marzo 2018 sul testo delle Metamorfosi di Ovidio (con lettura partecipata prevista venerdì 23 marzo alle ore 10:00) http://festival-latingrec.eu/edition-2018-metamorphoses/.

7. Varia

Memoranda

http://www.swisseduc.ch/altphilo/news/.

https://klaphil.unibas.ch/graezistik/matheton-agon/ Premio Vischer Heussler Matheton Agon per la promozione del greco nelle scuole.

https://klaphil.unibas.ch/latinistik/josef-delz-preis/ Premio Josef Delz per la promozione del latino nelle scuole.

https://www.altphilologenverband.de/index.php/60-newsletter/september-2017/176-einladung-zum-dav-kongress-2018 Deutscher Altphilologenverband: DAV-Kongress «Polis Europa — Latein und Griechisch verbinden», 3-7 aprile 2018, Universität des Saarlandes, Saarbrücken.

Thomas Gehring presenterà il prossimo 22 gennaio 2018 all’Università di Marburg il suo collaudato modello di lezione-introduzione ad Augusta Raurica nell’ambito di un seminario di didattica generale. La proposta risale ad un laboratorio didattico tenuto alla KME (Kantonale Maturitätsschule für Erwachsene, Zürich) negli anni 1994-1997 sotto la guida del prof. Hans Christoph Berg, che organizza ora il seminario 2018.

La prossima assemblea annuale si terrà a Neuchâtel, venerdì 30.11.2018.

Viene distribuita ai presenti la penna rossa «stilus non erubescit» per ricordare l’anniversario dell’associazione. L’assemblea termina alle ore 17:00. Segue la visita al Museum für Urgeschichte di Zugo con aperitivo romano.

20.12.2017, Lucia Orelli Facchini, Muralto TI

Hinweise in eigener Sache

Auf unseren Aufruf nach Informationen über Studienreisen haben sich bereits einige gemeldet. Besten Dank! Zusammengekommen sind bis heute wertvolle Tipps zu folgenden Destinationen:
- Bologna
- Kleinasien
- Mailand
- Neapel
- Pompeji
- Ravenna
- Rom
Sehr gerne nehmen wir weiterhin Reiseinformationen entgegen: redaktion@philologia.ch

Unser Bulletin gibt es auch in PDF-Fassung. Wer seine Ausgabe in Zukunft nur noch in digitaler Form haben möchte und so auf die gedruckte verzichtet, melde sich doch bitte bei uns: redaktion@philologia.ch
Besten Dank!

Petra Haldemann

Danke für die Spenden!

Der Vorstand hat im Bulletin 90/2017 einen Spendenaufruf für einen zeitgemässen Auftritt des SAV in den Print- und Onlinemedien gestartet. Wir freuen uns mitteilen zu können, dass 1412.- Fr. gespendet wurden.
Herzlichen Dank im Namen des Vorstandes!

Daniel Rutz, Kassier

AUREA BULLA, ein Schweizer Latein-Lehrmittel

Vision

Die im Lehrplan 21 beschriebenen Kompetenzen im Bereich Fremdsprachen basieren auf der Mehrsprachigkeitsdidaktik. Der Lehrplan 21 Latein fügt sich – auch nach Vorgabe der zahlenden Kantone – in dieses Fremdsprachenkonzept ein. Die Kantone Basel-Landschaft und Basel-Stadt schufen mit Lingua Latein (und Lingua Italienisch) zwei Sprachfächer, deren Grundlage die Mehrsprachigkeitsdidaktik bildet:

«Lingua versteht sich als sprachliches Grundlagenfach und stellt eine Weiterentwicklung des traditionellen Latein- und Italienischunterrichts dar. Latein bzw. Italienisch ist somit nicht mehr ein isolierter, auf sich selber bezogener Sprachlehrgang, sondern vermittelt Verständnis für sprachliche Systeme und das Lernen von Sprache. Gemäss der Didaktik der Mehrsprachigkeit werden Bezüge zu anderen Sprachen – auch den Herkunftssprachen der Schülerinnen und Schüler – hergestellt und Gemeinsamkeiten und Differenzen herausgearbeitet. Darüber hinaus zieht Lingua auch kulturelle, historische, politische und philosophische Aspekte der lateinischen ... noch stärker in den Unterricht mit ein als es bereits der traditionelle Unterricht tut. Insbesondere Lingua mit Bezugsfach Latein hat den Anspruch, die Funktion des Türöffners zum Verständnis der abendländischen Kultur noch dezidierter wahrzunehmen als es der traditionelle Lateinunterricht tut.» (Konzept für die Wahlpflichtfächer Lingua Latein, 2013, S. 4).

Ziele Lateinunterrichts in Lingua Latein sind demnach:

  • die Entwicklung von Fertigkeiten der Beobachtung und Analyse von Sprache(n)
  • die Unterstützung und der Aufbau von Lernstrategien
  • das Wecken von Neugierde und Interesse an Sprachen
  • das Fördern von Interesse für sprachliche Vielfalt und für die durch die Sprachen repräsentierten Kulturen.

Vgl. auch Hutterli S. e.a. (2008): Do you parlez andere lingue? Fremdsprachen lernen in der Schule, 131.

Es fand sich kein aktuelles Lehrmittel, das diese Vorgaben erfüllt. Die beiden Kantone entschieden sich deshalb dafür, ein neues Lehrmittel in Auftrag zu geben. Ein mutiger Schritt, das Latein den heutigen Gegebenheiten entsprechend weiter zu entwickeln und in der heutigen Schullandschaft einen festen Platz zu geben. Als Mitverfasser des Lehrplans 21 Latein und des Konzepts Lingua Latein übertrugen die Kantone mir die Projektleitung. Katharina Wesselmann, Adele Netti und Rolf Gutierrez wurden als Mitautor/innen bestimmt.

Unser Konzept baute auf folgenden Elementen auf: Das Lehrmittel sollte

  • in der Region Basel verwurzelt sein, die römische Schweiz präsentieren, ohne auf Rom zu verzichten.
  • eine in sich geschlossenen sprachlichen Einführung bieten, auf der der gymnasiale Unterricht aufbauen kann.
  • zentrale Bereiche der römischen Kultur mit ihren Bezügen zur Gegenwart präsentieren.
  • in heterogenen Lerngruppen einsetzbar sein.
  • die Lernenden ernst nehmen, sie fördern und Lust auf mehr Latein wecken.

Lizenz

Für die Ausgestaltung des Lehrmittels hatte das Autorenteam weitgehend freie Hand. So entstand ein Lehrmittel von praxiserfahrenen Autor/innen für die Praxis. Zentraler Pfeiler des Buches ist der alles umfassende Kontext. Die Inhalte sind fast ausschliesslich in die Geschichte um die Jugendlichen Julia Sanucia und Valens Mucapora eingebunden. Die Erzählung der Erlebnisse der beiden Figuren lässt ein Panorama der römischen Zeit entstehen, in das alle Lerninhalte, sowohl linguistische als auch kulturhistorische, harmonisch eingefügt sind. Dies motiviert und erleichtert das Lernen.

Ein weiterer Pfeiler bildet der Lokalbezug: Augusta Raurica, Basel und Munzach-Liestal stehen im Zentrum der ersten Hälfte des Lehrwerks. Dass die meisten Figuren inschriftlich belegt sind, also Menschen sind, die tatsächlich in der Region gelebt haben, verleiht der Erzählung Authentizität. Die Erfahrungen haben gezeigt, dass sich die Schüler/innen mit den Figuren identifizieren und an ihrem Schicksal Anteil nehmen. Aventicum, Vindonissa und Martigny erweitern den Horizont auf die römische Schweiz. Rom selbst wird mit seinen verschiedenen Attraktionen im dritten Band präsentiert. Über die Erzählung werden verschiedene kulturhistorische Inhalte anschaulich vermittelt, z. Bsp. die römische Wirtschaft oder das Recht, ferner die Städte Augusta Raurica und Aventicum. Der Schauspieler Luzian Hirzel liest die Erzählung auf der Hör-CD lebhaft und spannend vor. Auch die lateinischen Texte lassen sich in szenischer Lesung von der CD anhören. So wird Latein als ‚lebendige’ Sprache erfahrbar. Am Aufbau von Hörkompetenzen orientierte Aufgabenstellungen fördern bei den Lernenden die Entwicklung des Hörverständnisses sowohl im Lateinischen als auch im Deutschen. Musikstücke in rätoromanischer und italienischer Sprache, sowie Texte und Interviews in italienischer, spanischer und französischer Sprache ergänzen das Hörangebot. Die Aufgabenstellungen in den Exercitia führen die Lernenden zu einem vertieften Verständnis der Verbindungen zwischen dem Lateinischen und den modernen Sprachen.

Kreativität

Die Entwicklung des Konzeptes und das Verfassen eines ersten Entwurfs waren eine Phase voller Ideen und Kreativität. Dabei kristallisierte sich folgender Aufbau einer Lektion heraus: Die deutsche Erzählung bildete die Grundlage einer jeden Lektion. Sie gab die kulturhistorischen Themen (Res Romanae) vor und setzte den Rahmen für den lateinischen Text (Fabula). Dieser führt in der Regel eine eher knapp gehaltene Passage im Detail aus. Die ersten beiden Bände bestehen aus frei erfundenen lateinischen Texten, wobei nach Möglichkeit Originaltexte einflossen. In Caput IV Celsus, in Caput VI Tacitus, in Caput VIII Plautus. Die Fabula-Texte des dritten Bandes sind zu einem grossen Teil Vereinfachungen von Originaltexten (Plinius, Seneca, Augustinus). Vox Romana und Verba Manent bieten in jeder Lektion eine Begegnung mit Originallatein. Das Catull Carmen 2 sowie die beiden Phädrus-Fabeln führen die Lernenden an die lateinische Literatur heran und zeigen mögliche Interpretationsansätze auf. Das Vokabular ist so ausgewählt, dass vor allem Wörter des panromanischen Wortschatzes gelernt werden. Jede gelernte Vokabel ist somit eine Investition in die Fremdsprachen. Die Ableitungen werden mit dem entsprechenden Farbcode in vier Sprachen aufgeführt. Viele sprachenübergreifende Aufgabenstellungen veranlassen die Lernenden, auf diese Angaben zurückzugreifen. Die mehrsprachige Einführung der wichtigsten Präfixe und Suffixe erlaubt den Aufbau eines plurilingualen Wortbildungswissens. Die Lust daran, zwischen verschiedenen Sprachen hin und her zuspringen, wird mit attraktiven Aufgaben gefördert. Die Grammatik lässt sich anhand der Aufgaben in ‚Entdecken’ induktiv erarbeiten. Die grammatischen Phänomene werden im Sinne einer Einführung nicht zerstückelt, sondern im Gesamtzusammenhang dargeboten. Aurea Bulla führt in alle Kasus und alle Tempora des Indikativs aktiv und passiv ein; ferner werden die Steigerung, die Adverbien, der AcI, Personal-, Demonstrativ- und Relativpronomina dargeboten. An die Darstellung der lateinischen Phänomene schliessen sich jeweils Vergleiche mit den modernen Sprachen an. Diese werden in den Exercitia vertieft. Die Sprachvergleiche stellten besondere Schwierigkeiten, da sie sehr oft komplexes linguistisches Wissen implizieren. Es galt, die Balance zu finden zwischen der inhaltlichen Korrektheit und der Verständlichkeit sowie dem Nutzen für die Schüler/innen. Ein Mythos und ein Magazin pro Lektion ermöglichen eine Erweiterung des kulturhistorischen Wissens Sie eignen sich sehr gut für selbständiges und binnendifferenziertes Arbeiten. Am Schluss jeder Lektion können die Lernenden im Exercita-Heft unter COMMENTATIO anhand von Impulsaufgaben selbständig überprüfen, was sie gelernt haben und wie sie ihren Lernprozess steuern können.

Überarbeitung

Die Entwürfe wurden von zahlreichen Begutachter/innen einer kritischen Überprüfung unterworfen. Ihre Arbeit war unschätzbar, auch wenn manchmal peinliche Fehler ans Licht kamen oder gute Ideen verworfen werden mussten. Magdalene Stoevesandt im Bereich Latein, Giuseppe Manno und Theo Wirth im Bereich Linguistik, die Archäolog/innen von Basel, Augusta Raurica, Vindonissa, Avenches und Martigny erwiesen sich als wertvolle Stützen für die Korrektheit der Inhalte und für viele gute Vorschläge.

Leiden

Was ist ein Kleid aus dem schönsten Stoff mit dem modischsten Schnitt wert, wenn die Nähte krumm und die Knöpfe falsch angenäht sind. Die Phase des Lektorierens und des Layouts war die härteste. Es galt, jeden der drei Bände vorwärts und rückwärts zu korrigieren, um Fehler auszumerzen – ein aufreibendes und frustrierendes Unterfangen, das die Beteiligten an den Rand der Verzweiflung brachte. Der Kampf gegen den Fehlerteufel dauerte bis zur letzten Sekunde. Ich musste Lernen, mich mehr darüber zu freuen, Porca zu Proca berichtigt zu haben, als mich darum zu sorgen, wie viele Fehler sich noch verborgen hielten.

Verantwortung

Erst bei der Publikation des ersten Bandes wurde mir mit klar, welch grosse Verantwortung dieses Projekt mit sich brachte: Dutzende Lehrpersonen und Hunderte Lernender würden mit diesem Lehrmittel arbeiten müssen. Viele Stunden Vorbereitung und Unterricht würden sich um Aurea Bulla drehen. Das OK zum Druck bedeutete deshalb, eine belastende Verantwortung auf sich zu nehmen. Die Erleichterung war gross, als sich zeigte, dass das Lehrmittel bei Lehrpersonen und Schüler/innen gut ankam.

Die Begeisterung für die Chance, ein Lateinlehrbuch zu schreiben, liess uns Autor/innen voll Mut und Tatendrang ans Werk gehen. Bald jedoch merkten wir, dass die Realisierung unglaublich aufwändig war. Wo drei Schritte geplant waren, bedurfte es deren neun. Es war der unbedingte Wille, das bestmögliche Lehrmittel fertigzustellen, der uns trotz endloser Mühen bis ans Ende durchhalten liess. Wir hoffen für die Lernenden, die Lehrpersonen und für alle interessierten Leser/innen, dass es sich gelohnt hat.

Martin Müller

Aurea Bulla. Latein, Mehrsprachigkeit, Kulturgeschichte, 3 Bände, 3 Exercitia-Hefte, 1 Doppel-CD, Liestal 2016-17. Verlag Basel-Landschaft.
Lösungen und Materialen unter: www.edubs.ch/unterricht/unterrichtsmaterialien/lingualatein
ab Mai 2018: aureabulla.online

ORA ET LABORA
6. Schweizerischer Lateintag Kloster Wettingen, Samstag, 27. Oktober 2018

Mit Vorfreude künden wir bereits den sechsten Schweizerischen Lateintag an, der erstmals nicht in Brugg, dem Gründerort des Vereins Lateintag.ch, stattfindet, sondern erstmals im Kloster Wettingen und in den Räumlichkeiten der Kantonsschule Wettingen. Der Grund liegt darin, dass wir uns als Akteur am Schweizerischen Kulturerbejahr https://www.kulturerbe2018.ch/ beteiligen, das unter dem Patronat des BAK von Bundesrat Alain Berset steht. So sind wir gut vernetzt und können die Bedeutung der lateinischen Sprache als Universalerbe für Europa einbringen. Latein gilt als immaterielles Gut, das wir in diesem Jahr des europäischen Kulturerbes gerne im Umfeld eines materiellen Kulturerbes präsentieren. So dürfen wir in den grosszügigen Räumen der Kantonsschule Wettingen zu Gast sein. Dieser Ort bietet ein einmaliges Ambiente und auch die Möglichkeit, die verschiedenen Kulturgüter vor Ort in unser Programm einzubauen.
Die Vorbereitungen sind bereits weit fortgeschritten, die Teilnehmenden dürfen sich über musikalische Beiträge z:B des Chores oder über barocke Instrumente des Ensembles der Kanti Wettingen wie auch geführte Rundgänge durch das Kloster freuen, so auch ein Zitatenrundgang. Ein Mönch erzählt anhand lateinischer Beispiele aus dem Klosterleben. Ebenfalls findet ein in Latein gesprochenes Kolloquium statt wie auch wiederum Beiträge aus der französischen und italienischen Schweiz. Die Jugend kommt auf die Rechnung durch aktive Beteiligung in einem Spiel wie auch durch junge Referierende, die sich bewusst an die Jugend wenden. Natürlich dürfen auch klassische Beiträge wie „Wandinschriften von Pompej“, Spannendes zu den römischen Wasserleitungen, zu Caesar, Tacitus oder Petron nicht fehlen. Der Lateintag soll die Freude am Latein bei Kundigen wachhalten und bei Neulingen – ob jung oder alt – wecken.
Die Küche der Kanti Wettingen wird die Anwesenden mit einem feinen Essen verwöhnen und auch für die Pausenverpflegung sorgen. Bücherstände und weitere Attraktionen werden den Tag bereichern. Beim Abschluss – Apéro können wir alle den Tag nochmals Revue passieren lassen.
Bitte planen Sie den Lateintag mit Ihren Lateinschülern und –schülerinnen ins Schuljahresprogramm ein, damit besonders auch die Jugend die alte Sprache jung hält. Natürlich sind Sie auch alleine oder mit Ihren Bekannten herzlich willkommen.
Das genaue Programm finden Sie im Frühherbst auf www.lateintag.ch und in gedruckter Form in der Post. Auf der Website können Sie auch jederzeit unserem Trägerverein beitreten.

Für das OK Lateintag.ch: Pius Meyer, Präsident

Nuit Antique

Die Nuit Antique – die Nacht der Antike – ist ein Festival für Jung und Alt, welches sich der Vermittlung der Antike durch interaktive Animationen und lebhafte Vorführungen verschrieben hat. Auf spielerische Weise können die Besucher das Alltagsleben in der Antike entdecken, Erzählern und Musikern zuhören, Handwerkern beim fertigen von Schuhen, Münzen und Keramik beobachten, sich mit römischen Legionären messen und der Antike nachempfundene Gerichte kosten.

Nach den grossen Erfolgen von 2015 und 2016 freuen wir uns, Sie am Freitag 27. und Samstag 28. April 2018 zu einer weiteren Ausgabe der Nuit Antique im ‚Parc des Bastions‘ von Genf einladen zu dürfen.

www.nuitantique.ch

Une journée romaine à Nyon

Samedi 30 juin 2018, de 10h à 20h
Esplanade des Marronniers et Musée romain

Un retour aux origines de la ville de Nyon? Le temps d’une journée, le Musée romain vous invite à faire un grand saut dans le temps, à l’époque où la Colonia Iulia Equestris se faisait le relais de la Rome impériale. Comme jadis à Noviodunum, la ville vibrera de toute l’effervescence des ateliers d’artisans, des spectacles de l’amphithéâtre ( avec notamment Brice Lopez et sa troupe ACTA), de tant d’autres activités quotidiennes. Les colonnes de l’Esplanade résonneront de fascinantes histoires auxquelles des comédiens redonneront vie. Ouvrez l’œil et tendez l’oreille lors de votre promenade dans les vestiges de Noviodunum, car vous croiserez sûrement le panache des légionnaires venus du grand camp de Vindonissa pour patrouiller dans la Colonia !

Lectures homériques de Genève : 2018, l’Odyssée

Donner lecture de l’Odyssée, en public, d’un bout à l’autre ? Un projet fou, même en traduction française.

C’est pourtant le projet qui fut lancé en 1998 dans le cadre de l’unité de grec de l’Université de Genève.

But visé : montrer que ce vieux poème, avec ses épisodes mythiques, appartient à tout le monde (après tout, on dit encore qu’on est « entre Charybde et Scylla », ou qu’on entend « les Sirènes » de ceci ou de cela). Autre but : rappeler que l’Odyssée est faite au départ pour être écoutée, non pour une lecture privée et silencieuse.

L’unité de grec ancien s’allia avec le Conservatoire et son Ecole Supérieure d’Art Dramatique pour cette occasion. Le lieu choisi fut le petit théâtre du Conservatoire, ancienne corbeille de la Bourse. Comme la lecture des vingt-quatre « chants » dure environ vingt-quatre heures, on décida de répartir l’événement sur deux jours, de midi à minuit chacun des deux jours.

Une campagne d’information et d’invitations fut lancée pour recruter des lectrices et des lecteurs (il en fallait environ cent trente). Le public, actif ou non dans la lecture, allait se composer de personnes de toutes provenances sociales, de toutes professions, de tous âges. On sollicita des acteurs célèbres habitant Genève : Alain Delon, Isabelle Adjani (sans surprise, ils déclinèrent). D’autres acteurs comme Leyla Aubert, Armen Godel, Jo Excoffier acceptèrent et lurent à côté de médecins, d’avocats, d’enseignants, de collègues de plusieurs facultés, de collégiens, de prédicateurs (le pasteur de la cathédrale, Bill McComish, fut pris de trac avant d’aller lire sa partie ; étonnant, lui qui parlait devant des foules à la cathédrale : « oui, mais, ici, ils vont m’écouter... »), Jean Starobinski fut le narrateur du septième chant... Dès le départ, on forma pour chaque chant un petit groupe, assis face au public, comme un ensemble de musique de chambre ; le narrateur ou la narratrice au centre, avec de part et d’autres les personnages qui interviennent dans le chant, une pancarte posée sur un lutrin pour indiquer le rôle.

Le succès dépassa les attentes. Même la presse s’en fit l’écho. Alors, pourquoi ne pas recommencer avec l’Iliade ? Va pour l’Iliade, mais deux ans plus tard, en 2000. Ce fut chose faite, avec plus de lectrices, plus de lecteurs (il en faut environ deux cents), et davantage de publics de plus en plus divers qui, souvent, découvraient le texte pour la première fois (un conseiller national, Peter Tschopp, surpris par la brutalité de certaines scènes, s’écria devant les caméras de la télévision : « ces Grecs sont des sauvages ! ») et le succès de l’Iliade, ajouté à celui de l’Odyssée, mena tout naturellement à fonder une tradition : celle des «lectures homériques de Genève ». Le fondateur, signataire de ces lignes, dirigea l’affaire avec son équipe jusqu’en 2008, pour passer alors le flambeau aux étudiantes et étudiants de grec. Leur association, AGLAE, anime désormais ce qui est devenu une rencontre biennale très appréciée. Elle a même eu des imitateurs. La lecture a lieu toutes les années paires, l’Iliade et l’Odyssée sont données en alternance. 2018, vingt ans déjà …

André Hurst

Métamorphoses ! dans le cadre du Festival Européen Latin Grec

Du 22 au 25 mars s’est tenue à Lyon la douzième édition du Festival Européen Latin Grec, organisée autour des Métamorphoses d’Ovide. Quatre journées qui ont vu se succéder et alterner dans la capitale des Gaules visites guidées de musées, conférences, spectacles, jeux, concours, un défilé de costumes inspirés par les Métamorphoses, sans parler du lancement de l’événement numérique « Europe in love », collection de vidéos illustrant ce poème d’Ovide.
« Festival européen », comme le dit son nom, « mondial », aurait-on envie de préciser. De fait, un des événements qui ont eu lieu dans ce cadre s’est multiplié, à Lyon même mais également dans le monde entier : la lecture publique participative d’extraits des Métamorphoses. Le principe est simple, comme l’explique le comité d’organisation sur la page d’accueil de son site http://festival-latingrec.eu: il suffit de rassembler un groupe de lecteurs, de choisir des extraits ou un livre des Métamorphoses, de répartir le texte qui sera lu dans une ou plusieurs langues, de trouver un lieu public – et un autre endroit à l’abri – pour la lecture – et de lire ! Près de 200 groupes dans le monde entier ont participé. Si la plupart ont lu en Europe, l’Amérique du Nord et du Sud, l’Afrique, l’Australie et l’Asie étaient également représentées, comme le montre la carte interactive ci-dessous.

En Suisse, de nombreux groupes ont répondu à l’appel, d’est en ouest, de St Gall à Genève, en passant par Berne, par Fribourg et, dans le canton de Vaud, par Avenches, Yverdon, Lausanne, Crissier et Begnins. Organisées par des associations telles que IXber Lateinischer Kulturmonat, des écoles privées, comme l’école Moser à Genève, ou publiques de degré primaire, secondaire I ou secondaire II, des institutions de formation supérieures, par exemple la Haute École Pédagogique du canton de Vaud en collaboration avec l’Université de Lausanne, ou encore des institutions culturelles, dont le Site et Musée romains d’Avenches et la Maison d’Ailleurs à Yverdon, et rassemblant des lecteurs de tous âges, s’exprimant en une multitude de langues et faisant se côtoyer latin, français, allemand, anglais, italien, espagnol, portugais, suédois, finnois, polonais, russe, letton, danois, norvégien, kabyle, chinois, japonais, cambodgien, ces lectures ont investi une heure durant des cours de récréation, des cafés, des maisons de retraite, des trottoirs et des parcs. Et une heure durant, des centaines de voix ont fait revivre ces textes, composés pour être lus à haute voix, et les ont rendus à leurs dépositaires – tout un chacun.

En 2017, cette lecture publique participative a eu lieu pour la première fois et a mis l’Odyssée à l’honneur ; cette année, c’étaient Ovide et ses Métamorphoses. Quel texte sera lu et entendu l’année prochaine, le 22 mars 2019 ?

Antje Kolde

Nikolaus-Predigten im Fraumünster

Seit dem Jahr 2009 alljährlich im Advent, kurz vor oder nach dem Nikolaustag, darf ich mit dem Pfarrer und Dekan des Pfarrkapitels der Stadt Zürich Dr. Niklaus Peter auf der hohen Fraumünsterkanzel eine Predigt teilen. Das Thema, das wir uns wählen, übergreift jeweils „Antikes“ und „Christliches“; die ersten zwölf Minuten der Predigtzeit gehören dem Philologen, die zweiten dem Theologen. Die Folge dieser philologisch-theologischen Doppelpredigten, die antike und christliche Texte und Sichten wechselseitig in Beziehung zueinander setzen, hat sich von Jahr zu Jahr fröhlich fortgesetzt und in der Zürcher Fraumünstergemeinde allemal ein schönes, ermutigendes Echo gefunden. Auf den 9. Dezember 2018, zum Adventsgottesdienst um 10 Uhr, sind wir zu einer nächsten Fortsetzung verabredet.

Der Theologische Verlag Zürich hat die acht Doppelpredigten jetzt unter dem Titel „Nikolaus-Predigten im Fraumünster. Antike und biblische Texte im Dialog“ in einer 144-seitigen Broschüre herausgebracht; der Titel verweist auf den Nikolaustag und die beiden „Nikoläuse“, die da als Autoren zeichnen. Die Predigten betreffen die Liebe zu den Nächsten, die Freundschaft mit den Fernsten, den griechischen „Logos“, die Pax Augusta und den christlichen Frieden, den Menschen „selbst“ und was er „hat“, und eine handelt einfach vom weihnachtlichen Wünschen, Schenken und Danken. Ein Vortrag des Philologen zur Legendengestalt des heiligen Nikolaus, dieses „Bischofs mit Zivilcourage“, geht den acht Doppelpredigten voraus; ein Nachwort des Theologen setzt den Schlusspunkt.

Ich freue mich, dieses philologisch-theologische Experiment hier inter collegas anzeigen zu können; vielleicht gibt es ja eine Anregung zu einer Extra-Stunde Latein oder Griechisch in der nächsten Adventszeit, und vielleicht findet dieser Dialog ja auch einmal Nachfolge an einem anderen Ort und auf einer anderen Kanzel!

Zwei Auszüge können im PDF-Format heruntergeladen werden:
Wünschen – schenken – danken
Aus dem Vortrag zur Nikolauslegende

Klaus Bartels

„Delirant isti eTwinnienses Romani!“ – Projekt auf Latein erhält europäisches Qualitätssiegel

Mein Name ist Anita Hoehle. Ich bin Lateinlehrerin in Fulda.
Mit Schulpartnern in Spanien, Italien und Polen habe ich ein spannendes eTwinningprojekt mit dem Titel „Delirant isti eTwinnienses Romani!“ im Lateinunterricht der Klasse 10 durchgeführt. Schüler/-innen aus sechs europäischen Schulen haben gemeinsam auf Latein im Internet eine Reihe webbasierter Spiele für den Lateinunterricht entwickelt und erprobt.
Der Pädagogische Austauschdienst (PAD) des Sekretariats der Kultusministerkonferenz (Nationale Agentur für EU-Programme im Schulbereich) hat unser Projekt als „Projekt des Monats August“ in Deutschland ausgewählt. Zudem wurde unser Projekt mit dem nationalen Qualitätssiegel und zuletzt mit dem europäischen Qualitätssiegel ausgezeichnet.
Wir freuen uns über den Erfolg besonders für unser Fach Latein und möchten unsere Erfahrungen mit eTwinning gerne weitergeben:
Die Projektidee hatte ein spanischer Kollege auf eTwinning gepostet. Ich war gleich begeistert und kontaktierte ihn. Weitere Kolleg/-innen aus Italien und Polen meldeten sich und wir gründeten das Projekt.
Hauptziel war es, gemeinsam im Internet eine Reihe spielerischer Aktivitäten in Latein zu entwickeln, die den Schüler/-innen ermöglichen sollten, Latein nach der natürlichen Methode zu praktizieren.
Nach der Genehmigung durch die nationalen Agenturen bekamen wir einen virtuellen Klassenraum, den sog. Twinspace. Alle Schüler/-innen erhielten mit einem individuellen Passwort Zugang zu diesem Klassenraum, wo sie miteinander und mit den Lehrer/-innen arbeiten und kommunizieren konnten, z.B. im Chat. Auch die Lehrer/-innen hatten hier einen Raum, wo sie sich austauschen konnten. Wir haben Aufgaben auf Latein entwickelt, die wir für die Schüler/-innen im Twinspace hinterlegt haben:

  1. Qui sumus? - Unsere Klasse im Video
  2. Suffragare nostrum signum - Wettbewerb zum Projektlogo
  3. Commendatio Discipulorum - Wir stellen uns vor.
  4. Tabula Geographica - Europakarte zur römischen Geschichte
  5. Certamen Latinum - Ein lateinisches “Wer wird Millionär?“
  6. Quid est? - Ein lateinisches „Tabu“
  7. Dies Latinus in Twitter - an den Iden des März!
  8. Ubi? Unde? Quo? Qua? - Lateinische Comics
  9. Carpe diem … – Latin goes instagram
  10. Ubi est Sententia Latina? - eine virtuelle Schnitzeljagd
  11. Salvete, Amici! - Abschied

Dabei galt immer: TANTUM LATINE! – Bitte alles auf Latein! Das digitale Lateinprojekt im europäischen Kontext hat allen viel Spaß gemacht.
Weitere Informationen und eine Videoreportage:
https://www.kmk-pad.org/praxis/beispiele-guter-praxis/weiterfuehrende-schule/lateinaustausch-mit-etwinning.html
Pädagogischer Austauschdienst: Projekt des Monats August – Alles auf Latein:
https://www.kmk-pad.org/aktuelles/artikelansicht/projekt-des-monats-august-alles-auf-latein.html
eTwinning-Qualitätssiegel 2017:
https://www.kmk-pad.org/aktuelles/artikelansicht/58-schulen-in-deutschland-fuer-europaeische-online-partnerschaften-ausgezeichnet.html
Website mit Links zum Twinspace, Facebook, Twitter, Instagram und unserem Blog:
http://jerrymont.wixsite.com/dier

eTwinning"
Anita Hoehle

Quo Latinizantes convenire ament ...

Vindonissa

In hac imagine more photographico picta amphitheatrum Vindonissense perfacile cognosci potest. Quem locum – hodie amoenum, tunc temporis crudelem – Latine et docentes et discentes tota ex Helvetia libenter adeunt, cum hic plurima de Romanis eorumque more vivendi experiri possint.

Sic die autumnali quodam anno 2017º et verba haec faciens cum discipulis nonnullis Vindonissam petivit, ut semita legionariorum usus fastigia Romanorum inquireret. At amphitheatrum intrans subito magnopere obstupuit, nam ex improviso ex eo ipso amphitheatro non gladiatores ferocissmi ei obviam venerunt, sed tres mulieres maxima pulchritudine, quarum una erat Petra nostra commentariorum redactrix, quae ab altera parte discipulas Vindonissam duxerat.

Paululum sermocinati autem discessimus, quia tempus irreparabiliter fugerat ac nobis tramina petenda erant, quae illam in oppidum, quod Olten vocatur, me Turicum veherent.

Ergo, sodales, si collegas convenire volueritis per longum tempus non iam visos, ite Vindonissam!

Scripsit Martinus Vilicus Palaeopolitanus (vulgo: Martin Meier, Altendorf)
 

Weiterbildung

Weiterbildung 2018

2. Juni + 8. September 2018

Weiterbildung der PH FHNW: Latein digital – Ideen zum Einbezug der digitalen Medien im Lateinunterricht
(Anmeldung bis am 2.4.2018)

nähere Infos unter: https://www.fhnw.ch/de/weiterbildung/paedagogik/kurse/9231272

1. – 8. Juli 2018

Akademia Saguntina 2018 in Valencia
(Anmeldung bis am 20.5.2018)

nähere Infos unter: http://www.philologia.ch/Weiterbildung/docs/2018_academia_saguntina.pdf

13. – 22. Juli 2018

Akademia homerica 2018 in Athen, Chios und Oinousses
(Anmeldung bis am 20.5.2018)

nähere Infos unter: http://www.philologia.ch/Weiterbildung/docs/2018_academia_homerica.pdf

 

Rezensionen

John Scheid, Jesper Svenbro, Schildkröte und Lyra, In der Werkstatt der Mythologie, aus dem Französischen von Birgit Lamerz-Beckschäfer, Wissenschaftliche Buchgesellschaft Darmstadt 2017, 222 Seiten, € 29,95, ISBN 978-3-8053-5062-4

Die beiden Autoren, J. Scheid, emeritierter Religionswissenschaftler am Collège de France, Paris, und J. Svenbro, Klassischer Philologe und Lyriker, Mitglied der Schwedischen Akademie der Wissenschaften, untersuchen die Entstehung von Mythen, und zwar anhand der Ausgangsfrage: Ist der Name, also ein Wort, zuerst da und führt zur Sage, oder entsteht umgekehrt der Name als Folge dessen, was die Sage erzählt? Konkret: Hiess Karthago mit Vergil ursprünglich Byrsa, genannt nach dem Handel mit der Stierhaut (facti de nomine, Aeneis 1, 367) oder hatte die Stadt ursprünglich einen Namen, der für griechische Ohren wie das vertraute Wort byrsa klang und zur bekannten Gründungssage führte? Die Autoren, die seit Jahren zusammenarbeiten und gemeinsam publizieren, plädieren mit einleuchtender Argumentation für die zweite Variante und kommen zu folgendem Schluss: Die Geschichte von der Gründung Karthagos kann nicht auf punischem Boden entstanden sein, die List mit der Stierhaut steckt bereits in Didos anderem Namen Elissa (griechisch elissein bzw. helissein = ‚umwenden, drehen‘; damit wird eine Person charakterisiert, die mit gespaltener Zunge spricht), ja, die berüchtigte fides Punica der Karthager geht schon auf die Gründerin ihrer Stadt zurück. Dieser Mythos ist also nichts anderes als römische Propaganda gegen die treulosen Karthager.

Ein weiteres Beispiel: Was hat Orpheus mit dem Zackenbarsch (griechisch orphos) zu tun? In beiden steckt der Begriff ‚Dunkelheit‘. Der Zackenbarsch bleibt im Winter in seiner Höhle, hält also Winterschlaf; der Abstieg des Orpheus in die Unterwelt kann als unterirdischer Winterschlaf gedeutet werden. Entstand der Orpheusmythos aufgrund der zoologischen Beobachtung am Zackenbarsch oder war die Sage für den Namen des Fisches verantwortlich? Es überrascht nicht, dass die Autoren die erste Überlegung bevorzugen. Aber das ist noch nicht alles: Wenn der Zackenbarsch zerschnitten wird, leben seine Teile noch eine Weile weiter. Die Parallele zum abgeschnittenen Kopf des Orpheus, der noch weitersingt, liegt auf der Hand. Orpheus spielt auf der Leier, die aus dem Panzer der Schildkröte entstanden ist. Die Schildkröte gräbt sich für den Winterschlaf in der Erde ein und kommt im Frühling sozusagen aus der Unterwelt zu neuem Leben – wie Orpheus. Im italienischen Namen der Schildkröte, tartaruga, ist der Bezug zum Tartarus, der Unterwelt, deutlich sichtbar. Die Leier führt aus der Unterwelt zum Leben. Ein hübscher Querbezug sei noch erwähnt: Aischylos, auf dessen Grabmal nur gerade verzeichnet war, dass er bei Marathon gekämpft hatte, soll von einer Schildkröte erschlagen worden sein. Damit ist symbolisiert, dass seine Stimme auch nach seinem Tod zu hören sein wird – ebenso wird die Lyra am Grab des Orpheus weiter erklingen.

Die Autoren legen die Ergebnisse ihrer vielseitigen Forschungen aus dem griechischen und römischen Sagengut – von bekannten Heroen wie Herakles bis zu weniger vertrauten Göttern wie Vertumnus – auf überzeugende, aber nie aufdringliche Weise vor. Dabei verstehen sie es, die bisweilen höchst überraschenden Sachverhalte packend und in einer leicht verständlichen Sprache zu schildern – was auch als Kompliment für die Übersetzerin gelten soll.

Ein lohnenswerter Einblick in die Werkstatt der Mythologie, ein echtes Lesevergnügen!

Beno Meier

Anna Derndorfer, Ohne Schaf geht’s nicht – Die Odyssee, Klagenfurt/Celovec (Drava Verlag) 2017, 202 Seiten, € 14.95, ISBN 978-3-85435-839-8

Die Autorin, lebenslustige bekennende Veganerin, Tierrechtlerin und Pazifistin, hat die Odyssee neu geschrieben, und zwar aus der Sicht des Schafs, dem Athene befohlen hat, Odysseus Huber mit oberösterreichischen Wurzeln auf seinen zwanzigjährigen Irrfahrten zu begleiten und zu schützen. Das hochbegabte Schaf mit Neigung zur Prahlerei erzählt in der ersten Person in fünfzehn Gesängen die Reisen des Odysseus, den sie abgrundtief verachtet, und befolgt so den Rat des Teiresias, der im Buch konsequent Teresias heisst, ein Werk über die Abenteuer des Odysseus zu schreiben, das viele Jahrtausende überleben wird. Anders als bei Homer ist der Ausgangspunkt der Irrfahrten nicht Troja, das überhaupt nie erwähnt wird. Odysseus und seine Motorradkumpane, grobschlächtige Typen in Lederjacken, fahren nach Mallorca. Mit dabei ist das Schaf, das Odysseus einen üblen Streich gespielt hat und zur Strafe demnächst gebraten werden soll. Dazu kommt es nicht, denn die Spassgesellschaft erleidet Schiffbruch. Odysseus, das Schaf und die überlebenden Männer treiben auf Schiffsplanken zu den Lotophagen. Ab jetzt läuft mit Abstrichen alles so ab wie in den Büchern 1 bis 12 der homerischen Odyssee. Neben Troja fehlen logischerweise die Begegnung mit den gefallenen Kampfgefährten des trojanischen Krieges im Schattenreich, die Telemachie und das Ende mit dem Freiermord. Hierin ist die Autorin sich selbst treu: Gewalt, Mord und Totschlag liegen ihr gar nicht; trotzdem kann sie nicht ganz darauf verzichten (Kyklop, Lästrygonen, Skylla). In einem einzigen Satz wird der ganze zweite Teil der homerischen Odyssee mit dem Hinweis abgetan, Odysseus habe zusammen mit seinem Sohn Telemachos die Spanner, die um Penelope wetteiferten, vertrieben.

So originell die Idee mit dem Schaf als Handlungsträger auch sein mag – sie erinnert an den früheren Beststeller Glennkill von Leonie Swann, in dem ein Kriminalfall aus der Perspektive von Schafen erzählt wird –, die Hauptfigur überzeugt nicht durchwegs: Das ach so kluge Schaf, das ausser Penelope und Nausikaa fast alle dumm dastehen lässt, hauptsächlich Männer, und auch die Götter von oben herab behandelt, so Athene, die ‚arrogante Schnepfe‘, oder Hermes, den ‚Klugscheisser‘, ist völlig immun gegenüber Selbstkritik oder sogar -ironie. Die wäre etwa zu erwarten, als es am Steuer des Schiffs neben Odysseus in Sichtweite von Ithaka einschläft und somit mitverantwortlich ist, dass die Gefährten den Schlauch mit den Sturmwinden des Äolus öffnen und folglich die Heimkehr buchstäblich von Winden verweht wird. Zudem: Dass die Irrfahrten ohne Kampf um Troja zwanzig Jahre dauern, leuchtet nicht ein, zumal sich die Autorin sonst ziemlich eng an die Vorlage hält (ein Jahr bei Kirke, sieben Jahre bei Kalypso).

Erfrischend sind die dosiert eingesetzten Einlagen im oberösterreichischen Idiom (mit Erläuterungen auf den letzten Seiten). Höhepunkt in dieser Hinsicht ist die Tirade, mit der die tote Mutter des Odysseus ihren Sohn beim Wiedersehen begrüsst: „Wie schaust denn du wieder aus, Bua? Schauma muass i mi mit dir? Und diese langen Zottn! Host kann gscheitn Friser?“

Noch eine Bemerkung zum Untertitel Ein Leben ohne Schaf ist möglich, aber sinnlos: Das erinnert mich stark an das hervorragende Buch von Stefan Bollmann, Warum ein Leben ohne Goethe sinnlos ist. Aber davon zu sprechen, ist hier nicht der Ort.

Beno Meier

Nicola Gardini, Latein lebt. Von der Schönheit einer nutzlosen Sprache, Reinbek bei Hamburg (Rowohlt Verlag) 2017, ISBN 9783498025397, gebunden, 304 S., CHF 29.90

«Latein hat mir geholfen…, den Weg der Poesie und zum literarischen Schreiben zu finden, … als Dozent für die Literatur der Renaissance in Oxford benutze ich es Tag für Tag… In meiner Jugend wurde es mir zum Amulett und zu einem magischen Schild… Dank Latein war ich nie allein. Mein Leben hat sich um Jahrhunderte verlängert und über mehrere Kontinente ausgedehnt. » Mit diesem «credo», dieser «confessio» lässt der Mailänder Professor Nicola Guardini seine Latein-Biographie beginnen. So erscheint es nur folgerichtig, wenn er von dem von seiner Mutter vorgetragenem «pater noster» als quasi seinem Erweckungserlebnis berichtet und sein Werk in Anlehnung an einen Kirchenvater sein letztes Kapitel mit «… Lob auf die nutzlose Sprache» beendet.
Ja, es ist ein Buch über seine Religion, «den Glauben an die Worte», die sich in seiner Liebe zur lateinische Sprache offenbart.
Diese erklärt er mit profunden Kenntnissen in einer an den antiken Autoren geschulten, sentenzenhaften, metaphorischen und zärtlichen, Sprache. «Unter dem blühenden Garten der Alltagssprache wucherte das Wurzelwerk der Antike. » Allein des Stils wegen lohnt es sich, dieses in jeder Hinsicht ästhetisch ansprechende Buch zur Hand zu nehmen: «Warum entsteht, sobald ich den Namen Lukrez höre, vor meinem inneren Auge ein leuchtendes Smaragdgrün, und meine Ohren vernehmen perlende Silberklänge?»
Er schwärmt von seiner Angebeteten, der Lingua Latina. Doch wer, der mit der lateinischen Sprache vertraut ist, wollte ihm das auch verdenken?! Doch Guardini wirbt nicht um, sondern für die Sprache seines Lebens: Da zuerst der Blick des Lesenden auf die in vitalen blutrot geprägten Lettern geschriebenen Aussage des Einbandes «Latein lebt» fällt, fragt sich sicher mancher Lesende, ob denn hier wieder eine Apologie vorliegt, eine jener defensiven Latein-Publikationen, die sich in die Reihe derjenigen eingliedert, die sich selbst Mut zusprechen? Guardini, auch im Hier und Jetzt zuhause, kann als Lehrer gar nicht anders. Seine Abhandlung gleicht einem eindrucksvollen Naturfilm, an dessen Schluss an die Bewahrung unserer Mutter Erde gemahnt wird. Genauso sorgt sich Guardini um die Mutter Latein, denn beides ergibt sich als logische Konsequenz eines Zeitalters, in dem es das «Schicksal des Wissens» sei, «vor der Technologie zu kapitulieren». Aber es zeichnet Guardini aus, Latein als blosses «Fitnessstudio für den Geist» abzulehnen, denn während der gesamten Lektüre erschliesst sich dem Lesenden der Untertitel des Sachbuches als ein Oxymoron.
In achtzehn Kapiteln beweist er die «Strahlkraft» Lateins, die es in der Literatur über die Jahrhunderte entfaltet hat, indem der Altphilologe beispielsweise die «arithmetische Präzision» Caesars im Kapitel «Die Bemessung der Realität» herausarbeitet. Semantik, Syntax, Stilistik sowie die Interpretationen antiker Autoren beleuchtet er tiefgründig und wissend. Da er keine zentralen Werke heranzieht, liest sich alles gleichfalls für den Connaisseur erspriesslich. Ebenso liegt ihm die Intertextualität bis hin zu Petrarca, Dante, Erasmus von Rotterdam und Morus sowie die Rezeption eines Nietzsche, Stendhal und Brecht am Herzen. Anhand der Kirchenväter zeigt er schliesslich, wie das christliche Latein zum didaktischen Instrument wurde. Seine Textbeispiele, die sich sowohl auf Latein als auch in einer sorgfältigen Übersetzung darbieten, erweisen sich als kurz, prägnant und unterhaltsam ausgewählt.
Mit diesem Liebesbekenntnis eines Altphilologen zur Lingua Latina schuf Guardini ein schillerndes literarisches und profundes Kleinod.

Bettina Hoppe
Update: 1.5.2018
© webmaster
Update: 1.5.2018 © webmaster